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Alerte à la radioactivité?

jeudi 12 octobre 2017, 10:29 Pas de panique!
Au début de l'année, un vent de panique a parcouru la France: un nuage radioactive venait de traverser les frontières. Faut-il s'affoler pour autant ? Certainement pas.
Au début de cette année une information a fait la Une des journaux: de l'iode radioactif a été détecté au dessus de l'Europe et a cette fois franchi les Ardennes, je veux dire la frontière française.
Il y a quelques jours, bien pire ! L'IRSN, l'institut français en charge de la protection contre les radiations a signalé la présence dans l'atmosphère française de ruthenium-106 et dans la foulée d'autres pays européens ont signalé la même anomalie.
Il faut en effet relativiser le " danger " que représente la présence de ce radio-isotope à des doses infinitésimales: des millibecquerels par m3 … Il faut filtrer au moins 1000 m3 d'air pour avoir la chance de détecter une désintégration par seconde – c'est la définition du Bq – de cet isotope artificiel du ruthénium qui émet un rayonnement beta et ça ne va pas vraiment être dangereux pour la santé du malheureux promeneur s'époumonant en courant dans la forêt de Fontainebleau durant deux heures.
Pas de quoi fouetter un chat
La pseudo-alerte a été lançée le 5 octobre courant par l'IRSN, et il n'y a pas de quoi fouetter un chat, bien que la provenance de ce radio-isotope soit toujours inconnue.
Puisqu'il s'agit ici de radioactivité artificielle il est intéressant de passer en revue par ordre alphabétique tous les autres radio-isotopes utilisés en médecine en dehors de ceux qui sont couramment et quotidiennement employés par les biologistes et les chimistes dans les laboratoires de recherche.
La " médecine nucléaire " est l'un des plus gros pollueurs en termes de radioactivité car il est le plus souvent impossible de contrôler les effluents provenant des malades ayant été soumis à un diagnostic, contrairement aux centrales nucléaires pourtant cibles quotidiennes des écologistes dont le ministre français de l'Énergie renouvelable et gratuite.
Le rôle du fluor
Par ordre alphabétique donc, l'un des radio-isotopes les plus utilisés en diagnostic et recherche médicale est le fluor-18. Cet élément provient du bombardement, par des noyaux d'hydrogène de haute énergie, d'une cible contenant de l'oxygène-18, l'isotope lourd de l'oxygène, donc en l'occurrence de l'eau.
Le fluor-18 est alors séparé et utilisé pour synthétiser rapidement du fluorodésoxyglucose où un atome de fluor-18 remplace un groupement -OH du sucre. Le fluor en se désintégrant émet des positrons détectables par tomographie (PET-scan) pour localiser des tumeurs et leurs métastases, et en recherche médicale pour étudier le métabolisme du cerveau en particulier.
Cette approche nécessite des équipements coûteux et les hôpitaux ne sont pas tous équipés pour procéder à des PET-scan, loin de là. En 24 heures toute trace de radioactivité a disparu …
Des doses confortables
Avant de mettre au point le fluorodésoxyglucose les radiologues utilisaient du gallium-67, un métal qui a tendance à s'accumuler préférentiellement dans les cellules cancéreuses et celles impliquées dans des processus inflammatoires car l'organisme croit que le gallium est du fer.
Dans certains diagnostics le gallium est remplacé par l'indium-111 qui cible les cellules sanguines de la lignée blanche pour tenter de localiser les foyers d'infection et de fièvre inexpliqués et indétectables par d'autres méthodes.
Les doses utilisées pour réaliser une gamma-graphie sont confortables puisqu'elles atteignent en routine 150 millions de désintégrations par seconde (ou becquerels), rien à voir donc avec le ruthénium qui a été détecté au dessus de nos têtes le 5 octobre 2017. Pour les curieux le gallium-67 est produit par bombardement de l'isotope 68 du zinc dans un cyclotron. En 78 heures la moitié du gallium-67 a disparu.
Des usages dans la médecine nucléaire
Toujours par ordre alphabétique et après l'indium on arrive à l'iode radioactif dont deux isotopes sont très utilisés en médecine nucléaire pour les radio-diagnostics de la thyroïde, le seul tissu utilisant de l'iode dans l'organisme (illustration: scintigraphie de la thyroïde).
Deux isotopes de l'iode sont utilisés, l'iode-123 et dans une bien moindre mesure l'iode-131 ; et les doses injectées sont tout aussi alarmantes pour une personne apeurée par la radioactivité que pour le gallium puisqu'il s'agit de " seulement " 25 millions de becquerels.
L'iode-131, celui de la centrale nucléaire de Fukushima, est de plus en plus rarement utilisé car il émet un rayonnement beta énergétique qui endommage les tissus. Quant à l'iode-125 largement utilisé en laboratoire de recherche et d'analyse (radio-immuno-essais) sa durée de demi-vie est trop longue (59 jours) pour un usage médical et l'iode-123 lui est préféré en radio-diagnostic car sa demi-vie est de seulement 13 heures.
Une demi-vie de 41 milliards d'années
On arrive alors au lutetium-177 qui est utilisé pour le traitement de certaines tumeurs du pancréas encore au stade de la recherche. Une injection de 7,5 millions de becquerels par traitement permet tout de même au patient de retourner chez lui car il n'émet plus autour de lui " que " 25 microsieverts par heure bien que la demi-vie de ce radio-isotope soit de près de 7 jours.
Pour l'anecdote le rhenium-188 a été utilisé dans certains diagnostics mais a été abandonné en raison du caractère toxique de l'osmium apparaissant après émission de rayonnement beta.
Le rhenium a été originellement utilisé en médecine nucléaire car l'isotope radioactif (62 % du rhenium naturel) avec une demi-vie de 41 milliards d'années est plus abondant que l'isotope stable dans la croûte terrestre et il n'était pas nécessaire de le produire artificiellement.
Vient ensuite le thallium-201 qui est encore exceptionnellement utilisé lors des tests d'effort pour détecter les pathologies des valvules cardiaques et surtout pour visualiser les zones du cœur ayant subi une ischémie après un infarctus.
Des imageries médicales aux centrales nucléaires
On lui préfère aujourd'hui l'usage du technétium-99 qui est largement utilisé en radio-diagnostic. Les curieux peuvent aller consulter l'article de Wikipedia au sujet des multiples usages de cet isotope en imagerie médicale.
Enfin on arrive à l'yttrium-90 qui est présent à l'état de traces dans les produits de fission de l'uranium des centrales nucléaires dans les fractions contenant du strontium-90.
L'yttrium-90 est utilisé pour traiter certaines formes de cancers du foie et du colon par destruction des cellules cancéreuses à l'aide du rayonnement de ce radio-isotope (rayons beta – énergétiques) administré sous forme de micro-sphères qui sont absorbées par le tissu tumoral. Il s'agit de radio-thérapie au sens propre du terme comme pour les rayons X ou le cobalt radioactif (rayons gamma).
Il est donc tout à fait inutile de s'alarmer quand un " nuage radioactif " vient survoler l'Hexagone en se moquant des frontières compte tenu des énormes doses de radioactivité manipulées en médecine nucléaire mais aussi dans les laboratoires de recherche …
Sources: IRSN et World Nuclear News
Par Jacques Henry.

Vrai ou faux sur le micro-ondes

mardi 9 mai 2017, 09:57
L'usage du micro-ondes s'accompagne de nombreuses rumeurs et idées reçues. Lisez cet article pour savoir si elles sont fondées.
Cuits au micro-ondes, les aliments perdent leurs qualités nutritionnelles
VRAI et FAUX
Tous les aliments chauffés perdent une partie de leurs qualités, surtout quand ils sont bouillis parce que les vitamines passent dans l'eau de cuisson. Les hautes températures peuvent dénaturer graisses et protéines. Globalement, la cuisson au micro-ondes ne détruit pas plus de vitamines que la cuisson à l'eau – sauf peut-être pour la vitamine C. Les pertes sont surtout importantes lorsque les légumes sont placés dans de l'eau. Les autres composés nutritionnels sont assez bien préservés comme le montrent des essais faits sur les flavonoïdes de l'oignon et les polyphénols de l'huile d'olive vierge. L'avantage du micro-ondes tient aussi à la brièveté de la cuisson; or plus la cuisson est courte, moins il y a de risque de destruction des nutriments. 
A noter que le lait maternel conserve intacts ses anticorps si la température ne dépasse pas 60 °C.
Khatoon N : Nutritional quality of microwave-cooked and pressure-cooked legumes. Int J Food Sci Nutr. 2004 Sep;55(6):441-8.
Les protéines cuites au micro-ondes sont "dénaturées"
FAUX
Cette rumeur fait référence à l'isomérisation potentielle des acides aminés, constituants des protéines. Ces acides aminés (sauf la glycine) peuvent exister sous deux configurations : en L- ou en D-, qu'on appelle énantiomères ou stéréoisomères, l'une étant le miroir de l'autre. L'organisme utilise essentiellement les acides aminés en L-, mais la cuisson peut, dans certaines conditions, conduire à l'isomérisation d'acides aminés sous leur forme en D-. Une étude ancienne (1) avait trouvé plus d'acides aminés en D- avec une cuisson au micro-ondes, mais des travaux plus récents (2) n'ont pas trouvé de différences avec d'autres méthodes de cuisson.
Lubec G, Wolf C, Bartosch B. Aminoacid isomerisation and microwave exposure. Lancet. 1989 Dec 9;2(8676):1392-3.
Lassen A. (1995) Nutritional effects of microwave cooking, Nutrition & Food Science, Vol. 95 Issue: 4, pp.8-10.
La cuisson au four à micro-ondes entraîne l'apparition de sous-produits toxiques
FAUX
"Il n'a jamais été mis en évidence de transformation biochimique des constituants des aliments par ce type de cuisson " affirme le Pr Maurice Rabache (Cnam, Paris). Par rapport aux rats qui reçoivent des aliments cuits conventionnellement, ceux nourris avec des aliments cuits au micro-ondes se développent normalement, sans lésions particulières. Mais comme la plupart des modes de cuisson, celui au micro-ondes génère des produits de glycation avancés (AGE) qui peuvent aggraver certaines maladies (diabète).
Jonker D : Human diets cooked by microwave or conventionally: comparative sub-chronic (13-wk) toxicity study in rats. Food Chem Toxicol. 1995 Apr;33(4):245-56.
Les aliments cuits au four à micro-ondes sont cancérogènes
FAUX
Précuire une viande au micro-ondes avant de la poêler permet de diminuer significativement la quantité de composés cancérogènes (lire entretien). La cuisson au micro-ondes (température modérée, puissance moyenne) préserve aussi les enzymes qui donnent naissance aux composés protecteurs des crucifères et qui sont détruits par les cuissons conventionnelles. Mais les enzymes de l'ail, elles, disparaissent.
Verkerk R Glucosinolates and myrosinase activity in red cabbage (Brassica oleracea L. var. Capitata f. rubra DC.) after various microwave treatments. J Agric Food Chem. 2004 Dec 1;52(24):7318-23.
Il tue systématiquement les bactéries
FAUX
La distribution irrégulière de la température dans le produit chauffé ne permet pas toujours d'inactiver certaines bactéries. Ainsi, les salmonelles survivent dans des œufs pochés au micro-ondes. Lorsqu'ils ne sont pas chauffés assez longtemps, des morceaux de poulet contiennent encore des bactéries du type Escherichia coli.
Apostolou I : The effect of short-time microwave exposures on Escherichia coli O157:H7 inoculated onto chicken meat portions and whole chickens. Int J Food Microbiol. 2005 May 1;101(1):105-10.
On ne devrait pas chauffer des récipients en plastique au four à micro-ondes
VRAI
Certains composants des plastiques peuvent migrer dans l'aliment chauffé. C'est le cas des adipates, qui jouent le rôle de plastifiants dans de nombreux emballages; des phtalates et de la benzophénone, ajoutés aux encres d'impression; des filtres UV incorporés dans les emballages transparents; du bisphénol A (BPA), présent dans les polycarbonates (plastiques durs, biberons…). Même si les taux de migration sont faibles, ils alourdissent la charge qui pèse sur l'organisme. " Les fabricants disent que leurs plastiques sont conçus pour le micro-ondes, mais quand vous les chauffez, ils laissent fuir du bisphénol A " insiste le Pr Frederick vom Saal (université du Missouri). Ses travaux chez le rat montrant que le BPA se comporte comme une hormone ont conduit en mai 2006 la ville de San Francisco à en interdire la présence dans les plastiques.
Nerin C : Determination of potential migrants in polycarbonate containers used for microwave ovens by high-performance liquid chromatography with ultraviolet and fluorescence detection. J Agric Food Chem. 2003 Sep 10;51(19):5647-53.
La cuisson au micro-ondes nous expose à un rayonnement toxique
FAUX
Selon l'Organisation mondiale de la santé, un micro-ondes en bon état, utilisé correctement, est sans danger. Il faut simplement s'assurer régulièrement que l'appareil qu'on utilise n'est pas endommagé, que la porte se ferme correctement, que les joints sont propres et en bon état. Un appareil dégradé ne doit pas être utilisé.
Cuisson au four conventionnel et au micro-ondes: ce qui change
Un four à micro-ondes utilise des ondes d'une fréquence de 2,5 gigahertz environ. Ces ondes sont absorbées par l'eau, les graisses, les sucres et converties en mouvement atomique, c'est-à-dire en chaleur. Mais elles ne sont pas absorbées par les plastiques, le verre, la céramique. Dans un four conventionnel, la chaleur migre de l'extérieur vers l'intérieur de l'aliment alors que dans un micro-ondes, les ondes pénètrent l'aliment et excitent les molécules d'eau et de graisses : la chaleur est présente à peu près partout au même moment. Les zones froides correspondent aux endroits où les ondes n'ont pas pénétré; les zones brûlantes aux régions d'interférence. Pour éviter cela, les fours sont équipés d'un plateau tournant. Dans un four conventionnel, des croûtes appétissantes se forment parce que l'air intérieur est brûlant et débarrassé de toute humidité. Dans un micro-ondes, c'est impossible parce que l'air reste à température ambiante.
CONCLUSION: je n'ai pas de micro-ondes. Et je n'en veux pas

De quelle quantité d'eau avons-nous besoin?

mardi 2 mai 2017, 09:54
L'idée de boire de l'eau contaminée ou sale semble être quelque chose de particulièrement répugnant, tandis que l'eau pure est la chose la plus formidable au monde.
Sans doute est-ce pour cela qu'il existe tant d'arnaques relatives à cette "eau magique". On peut trouver de "l'eau structurée", de "l'eau dynamisée", de "l'eau vivifiée", "magnétisée" ou encore "ionisée", etc. L'homéopathie est tout ce qu'il y a de plus magique grâce au concept de la mémoire de l'eau. Les vendeurs d'eaux minérales nous rebattent les oreilles avec les pouvoirs miraculeux de leur eau en bouteille pour maigrir ou péter la forme!
Il y a également la croyance persistante selon laquelle le simple fait de boire de l'eau apporte des bénéfices incalculables à la santé. Tout le monde a déjà entendu circuler le mythe selon lequel il faut impérativement boire 1,5 ou 2 litres d'eau par jour pour rester en bonne santé. Cette recommandation de 2 litres ne repose pourtant sur aucune preuve scientifique.
Les besoins en eau dépendent surtout de la taille de votre corps, du niveau d'activité, de l'humidité et de la température ambiante. Ils dépendront aussi du type d'aliment que l'on consomme. Nous tirons environ 20 % de notre consommation d'eau de notre alimentation, mais cela dépend aussi du type d'aliments que l'on consomme.
Heureusement, nous n'avons pas besoin de faire de calculs ni de prendre des mesures complexes pour déterminer et suivre notre consommation d'eau. Notre corps le fait automatiquement pour nous, et il nous informe dès que nous avons besoin de boire de l'eau grâce à la soif. La soif est la principale méthode de gestion des liquides. Au bout de la chaine, nos reins vont ajuster la quantité d'eau que nous avons besoin de conserver ou d'éliminer par le biais de la micturition (le terme savant pour désigner le fait d'uriner) pour ajuster au mieux notre équilibre en fluides.
Ainsi, dans la plupart des situations, le simple fait d'écouter sa soif est une stratégie suffisante pour avoir assez d'eau. Cependant, dans des situations extrêmes, la perte d'eau peut être rapide et la déshydratation peut survenir avant que la soif ne la corrige. Dans ces situations, il est sensé de penser à s'hydrater, et de s'assurer que nous ayons accès à la boisson. Ces situations comprennent par exemple le fait d'être en haute altitude où l'air est sec et où la perte d'eau via la respiration augmente significativement. Mais aussi dans des environnements chauds ou secs, ou pendant une activité physique qui est susceptible de produire une grande quantité de transpiration et une augmentation de la respiration.
Lorsqu'un problème de perte d'eau survient à cause d'une forte transpiration, comme quand on courre un marathon, un autre problème se pose : faut-il mieux boire de l'eau pure ou une boisson sportive qui contient des électrolytes? Il y a d'autres situations dans lesquelles ceci constitue un problème important, comme le fait de se réhydrater après des vomissements, ou pour quelqu'un qui est déshydraté à cause de nausées prolongées et d'une diminution de la consommation d'aliments et de liquides.
Dans de tels cas, il vaut mieux boire quelque chose avec des électrolytes et peut-être aussi des calories. Lorsqu'on transpire et vomit, on perd de l'eau et des électrolytes, et si l'on s'hydrate avec de l'eau pure, les niveaux d'électrolytes peuvent chuter. Même si l'on s'hydrate avec une boisson aux électrolytes, et que l'on boit un grand volume d'eau (comme pendant un marathon) alors on peut encore diluer les électrolytes.
Les éléments de preuve montrent que les coureurs de marathon, par exemple, ont besoin d'environ 450 mg de sodium par heure [1] pour remplacer ce qui est perdu avec la transpiration et pour maintenir l'homéostasie électrolyte.
Mais il y a aussi des preuves montrant que nous pouvons aussi abuser de l'hydratation [2]. Les coureurs de marathon qui boivent autant d'eau qu'ils le peuvent, même des boissons aux électrolytes, peuvent être atteints d'hyponatrémie (avec trop peu de sodium dans le sang) ce qui va dégrader la performance voire même poser un risque pour leur santé. La recommandation actuelle est de boire suffisamment pour maintenir l'homéostasie, mais pas assez pour garder le poids du corps pendant une activité physique prolongée.
Parfois les gens boivent trop d'eau parce qu'ils pensent qu'il le faut, ou parce qu'ils ont un désir pathologique de faire ainsi (qu'on appelle "polydipsie primaire"). Dans de tels cas, il peut en résulter des niveaux dangereux d'hyponatrémie, ce qui cause des delirium et même des crises d'épilepsie.
Pire encore, le fait de boire de gros volumes d'eau est parfois recommandé par des gourous praticiens de quelque pseudo thérapie à la mode. L'eau est alors présentée comme une panacée contre tous les maux. Pourtant, l'eau est comme l'air, indispensable à la vie mais il ne faut pas lui prêter des vertus magiques.
Comme c'est souvent le cas, un conseil simple est souvent plus pratique (voire même plus précis) qu'un conseil complexe qui n'est pas démontré par la science. Pour ce qui concerne la consommation d'eau, écouter sa soif est le seul conseil qu'il est besoin de connaitre dans la plupart des situations. Comme déjà dit, lorsqu'une importante perte en eau et en sel est anticipée, il faut prendre des précautions spéciales pour rester bien hydraté. Dans les situations athlétiques extrêmes, comme courir un marathon, une attention particulière doit être portée afin d'optimiser la consommation d'eau et d'électrolytes dans le temps.
Il existe bien entendu des conditions médicales spéciales, comme les insuffisances cardiaques et les maladies rénales. Si une telle condition médicale affecte les besoins en fluides et en électrolytes, alors il faut prendre conseil auprès d'un médecin compétent. Les règles générales peuvent ne pas s'appliquer dans ce cas.
L'eau est vitale pour la vie, et l'accès à l'eau potable est un problème pour une bonne partie du monde. Mais il n'existe pas d'eau magique ni de magie de l'eau, et comme tout autre chose, il ne faut pas en faire trop. Ainsi, ne vous forcez pas à boire plus d'eau que votre corps en a besoin, et plus que ce qu'il réclame.
Références :
[1] Sports Med. 2007 ;37(4-5):358-60. The role of salt and glucose replacement drinks in the marathon. Murray B.
[2] Sports Med. 2007 ;37(4-5):463-6. Hydration in the marathon : using thirst to gauge safe fluid replacement. Noakes TD.

Maladie de Charcot: L'électromagnétique en cause?

jeudi 6 avril 2017, 10:21
Les individus exposés aux ondes électromagnétiques auraient un risque deux fois plus élevé de développer la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot.
L'exposition professionnelle aux champs magnétiques augmente le risque de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine.
Les chercheurs des universités d'Utrecht et de Maastricht (Pays Bas) ont utilisé les données d'une cohorte de 58 279 hommes et 62 573 femmes pour enquêter sur les facteurs de risque de cancers chez les personnes aux Pays-Bas. Le groupe, âgé de 55 à 69 ans a été suivi pendant environ 17 ans.
A la fin de l'étude les chercheurs ont comparé les informations des personnes mortes de la sclérose latérale amyotrophique, pour identifier si elles étaient plus susceptibles d'avoir été exposées à divers facteurs de développement de cette maladie. Les causes étudiées étaient les suivantes: les chocs électriques, les champs magnétiques, les métaux, les pesticides et les solvants.
Deux fois plus de risque avec l'exposition aux ondes électromagnétiques
Les résultats de l'étude ont montré que sur les 58 279 hommes dans l'étude, 88 sont décédés de la sclérose latérale amyotrophique dont 76 avaient des données professionnelles disponibles pour l'analyse.
Les hommes qui avaient une vie professionnelle les exposant à des niveaux élevés de champs magnétiques ont été deux fois plus susceptibles de mourir de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) que les personnes qui avaient eu une exposition faible. En revanche, aucun des autres facteurs de travail analysés n'a affiché un risque accru de développer cette maladie.
8000 personnes touchées par la maladie en France
La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative qui touche les neurones moteurs, entraînant une paralysie progressive de tous les muscles du corps. Selon l'Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique (Arsla), cette maladie neurologique touche environ 8 000 personnes en France.
https://www.topsante.com

Incroyable!

lundi 3 avril 2017, 09:59
Nouvelle étude de la Nasa sur l'électro magnétisme humain.
Une étude récente de la Nasa a prouvé que nos doigts possèdent une puissance électromagnétique certes faible mais néanmoins mesurable. Les expériences réalisées avec des sujets choisis au hasard ont confirmé cette étude. Elles ont consistées à faire désigner par l'index un grain de poussière sur une table et de constater le déplacement de 0,5 nanomètres de celui-ci. Cette étude est en cours de validation par les comités de Journal of Physics et de Reviews of Accelerator Science and Technology.

Suisse: Le risque sanitaire encore ignoré des éoliennes 

vendredi 5 août 2016, 11:52
Les infrasons et les basses fréquences émises par les éoliennes constituent un vrai problème de santé publique. Les premiers travaux de recherche sur les nuisances sonores des éoliennes datent des années 80.
Une étude suisse récente (Paysage-Libre Vaud) apporte des éléments très inquiétants. Elle prouve notamment que les infrasons sont un vrai problème de santé publique, même s'ils ne peuvent concerner qu'une part minoritaire de la population.
Analyses à faire
L'éolienne peut vibrer même sans rotation des pales et lorsqu'elle tourne, elle génère de fortes émissions sonores. Or les infrasons produits ne sont pas retenus par les murs des habitations. De plus, la signature infrasonique est quasi similaire à trois ou neuf kilomètres de distance.
Par ailleurs, plusieurs articles et travaux décrivent comment les infrasons affectent le cerveau et l'oreille interne. Certains font un lien entre les pathologies imputables aux éoliennes et le mécanisme du mal des transports.
L'ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) est lacunaire, car elle ne tient pas compte des infrasons, relève l'étude. Seule une mesure du spectre sonore complet, incluant les basses fréquences et les infrasons (jusqu'à 0.5Hz voire moins) permettrait d'avoir une idée précise de ce à quoi sont soumis les riverains d'éoliennes industrielles.
Animaux et humains
L'étude a pris en compte aussi bien la recherche fondamentale que sur le terrain les résultats obtenus sur des animaux de laboratoire, d'élevage et sauvages.
Si l'on ne connaît pas les dégâts réels sur l'être humain, ceux sur la faune sont avérés et donnent des frissons dans le dos, explique le secrétaire général de l'association. Il en veut pour preuve des élevages de visons qui dégénèrent au Danemark, un pays à forte densité d'éoliennes.
Angoisse, maux de tête
Quant aux humains, ce qu'écrit la SUVA sur les effets des infrasons correspond aux témoignages de personnes impactées, entre autres des angoisses, de la fatigue, des maux de tête et des douleurs aux oreilles. Il n'est plus possible d'ignorer la question de l'effet des émissions sonores sur la santé des animaux et a fortiori sur celle des futurs riverains potentiels, souligne-t-il.


Santé: faut-il avoir peur du compteur Linky? 

mardi 24 mai 2016, 14:59
Une centaine de maires refusent d'installer des compteurs communicants sur leur commune. Le débat fait rage entre ERDF et les associations anti-ondes sur l'impact du boîtier jaune sur l'organisme.
Les compteurs jaunes Linky remplaceront à l'horizon 2021 les anciens compteurs électriques bleus.
Une centaine de maires refusent l'installation du nouveau compteur, pointant notamment les risques en termes de santé. Faut-il avoir peur de Linky, qui doit être déployé d'ici 2021 sur l'ensemble du territoire français?
Mauvais pour la santé?
Les associations anti-ondes - notamment Robin des toits, Next-up et Priartem - reprochent aux compteurs communicants d'émettre des ondes électromagnétiques potentiellement dangereuses pour la santé en se référant au classement de l'Organisation mondiale de la santé des ondes électromagnétique dans la catégorie " cancérogènes possibles ". Elles craignent également qu'en créant une nouvelle source d'émissions, le boîtier jaune ne rende - encore plus - impossible la vie des "électrosensibles". ERDF assure à l'inverse que Linky ne présente aucun risque sanitaire.
Combien émet-il?
Linky envoie des informations à un concentrateur (situé en dehors de votre domicile) par les fils du secteur électrique quelques dixième de secondes par jour, et moins d'une minute dans la nuit.
Selon l'Agence nationale des fréquences, le compteur " émet un champ électromagnétique comme tous les appareils électriques: votre radio-réveil, votre brosse à dents électrique.
Que disent les autorités sanitaires?
Linky respecte les valeurs limite fixées par les autorités sanitaires. Il est même en dessous. L'Institut national de l'environnement industriel et des risques a recensé des " mesures plus de cent fois inférieures à la norme ", selon la direction générale de l'environnement et du climat. L'intégralité de ces mesures sera bientôt rendue publique.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire a été saisie par la direction générale de la santé. Elle rendra ses conclusions d'ici la fin de l'année sur l'impact de l'exposition à Linky sur la santé.
Quels premiers bilans?
Avant son déploiement général, Linky a fait l'objet d'une expérimentation dans la région lyonnaise et en Indre-et-Loire. Le Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire avait commandé des mesures au Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électro magnétiques. Sa conclusion pour Linky: " Des valeurs très faibles voire non significatives". "Après 5 ans d'expérimentation sur le territoire, 150 communes concernées et 85 000 compteurs posés, je n'ai jamais eu la moindre remarque concernant une problématique liée à des rayonnements dans des lieux", a témoigné Jean-Luc Dupont, président du Syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire mi-mai devant les députés.
Un électromagnétisme considéré comme inoffensif
Comment fonctionne la technologie Linky?
Le compteur renseigne sur la consommation électrique du foyer, presque quasiment en temps réel, en émettant un signal sur les fils électriques ordinaires du secteur. Cette technologie s'appelle la communication par courants porteurs en ligne (CPL). Elle est déjà largement utilisée. Contrairement à la télévision ou internet, Linky a très peu d'informations à transporter. Il émet donc à basse fréquence, autour de 75 kilohertz, sur un mode très sûr au niveau du signal et très économique. À titre de comparaison, pour les signaux de télévision ou internet, la fréquence CPL est de plusieurs mégahertz, millions de hertz. Ces informations sont ensuite reçues par un concentrateur, qui se trouve plus loin de la maison, et transmet les signaux de temps en temps vers ERDF par téléphone, via le système GPRS, une variante améliorée du GSM de seconde génération. La technologie est banale: Linky est en fait un compteur "domotisé".
Ces ondes sont-elles dangereuses pour la santé?
Le niveau de puissance et la fréquence sont extrêmement bas. Il n'y a pas vraiment d'ondes émises. Les champs électromagnétiques sont produits dans les fils du secteur. Ces champs ne sont pas absorbés par l'organisme comme le sont ceux de la téléphonie mobile. Dans les classements internationaux, à ce niveau de puissance très faible, ces champs électromagnétiques sont considérés comme inoffensifs.
Et par rapport à d'autres appareils comme le Wi-Fi?
On ne peut pas comparer car ce ne sont pas les mêmes ondes.
Linky sera une source de champ électromagnétique parmi les plus faibles dans la maison. Les importants étant les moteurs comme dans un sèche-cheveux ou un réfrigérateur si on s'en approche par exemple, ou les courants forts qui alimentent les lampes puissantes. Nous sommes environnés de toutes parts par des sources de champs électromagnétiques. L'augmentation de notre exposition due à Linky sera infime.
La fronde d'une centaine de maires
L'association des maires de France attend. Elle a écrit un courrier au Premier ministre il y a presque deux mois, lui demandant de mieux informer les maires à propos des compteurs intelligents. Pour l'instant, ce courrier n'a pas reçu de réponse.

Pour ou contre hypersensibilité électromagnétique

mardi 8 décembre 2015, 15:23
Qu'en est-il des ondes émises par tous les appareillages électromagnétiques et tous les systèmes sans-fil, qui sont rapidement devenus des objets courants de notre vie quotidienne (radars, téléviseurs, antennes relais, téléphones portables, bracelet électronique pour peine aménagée, fours à micro-ondes, plaques de cuisson à induction, wifi, bluetooth, ampoules à basse consommation, le nouveau compteur intelligent Linky d'ERDF, etc…), à cette différence près que des symptômes pathologiques existent réellement.
Des technologies nouvelles et certainement mal maîtrisées puisque nouvelles, du mammifère mou, humide et gentil plongé dans des bains incessants d'ondes multiples, des symptômes étranges et nombreux? Tout est rassemblé pour qu'immédiatement, une question se pose: ces manifestations ne seraient-elles pas la conséquence directe d'une exposition aux ondes ?
Cette question de l'hypersensibilité électromagnétique (HSEM) se pose avec d'autant plus d'insistance que ses symptômes sont tout de même partagés par beaucoup d'autres maladies, et qu'ils affectent finalement peu de monde par rapport à la population exposée (puisqu'on parle, après tout, de milliards d'individus sur toute la planète). Et au passage, n'oublions pas de noter qu'elle comporte un intéressant volet financier puisque si dommage il y a, indemnisation il devra y avoir aussi.
Pour répondre à cette question, tournons-nous rapidement vers la littérature. Ça tombe bien, il y en a! Pléthore même. Son seul souci est que, sur les trente dernières années par exemple, son appréciation des ondes électromagnétiques a fortement varié. C'est ainsi qu'on trouve des entrelacs chronologiques assez comiques de thèses fermement favorables et d'argumentations résolument opposées.
En 1985, le livre The Body Electric, co-écrit par un médecin américain, chantait les bienfaits des ondes pour notre corps et insistait sur leur rôle réparateur. Youpi, donc.
Puis en 1989, changement de pied: dans The Currents of Life, l'auteur Paul Brodeur dénonce le rôle néfaste des ondes sur notre santé.
Heureusement, autour des années 2000, les thérapies à base d'ondes électromagnétiques reviennent en grâce avec des ouvrages tels que Magnetic Healing ou Magnet Therapy Illustrated. La gigue joyeuse ne durera pas puisqu'en 2007, les ondes sont à nouveau néfastes et on doit s'en protéger (Electromagnetic Fields).
Pour contrebalancer cette triste révélation, 2014 amène un vibrant témoignage sur ces “ondes qui m'ont sauvé la vie“. Rassurez-vous: après cette déferlante d'optimisme, un médecin remet les pendules à l'heure avec un ouvrage qui incrimine la pollution électromagnétique dans les causes de la sclérose en plaque, maladie qui reste cependant “très mystérieuse“ pour la grande majorité du corps médical.
Et comme c'est vraiment très simple, peut-être ferions-nous mieux de nous tourner vers l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)? Ca tombe encore très bien, elle a justement des choses à dire au sujet de l'HSEM:
La HSEM est caractérisée par divers symptômes que les individus touchés attribuent à l'exposition aux champs électro- magnétiques. Parmi les symptômes les plus fréquemment présentés, on peut mentionner des symptômes dermatologiques (rougeurs, picotements et sensations de brûlure), des symptômes neurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements, nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs). Cet ensemble de symptômes ne fait partie d'aucun syndrome reconnu.
On ne pourra pas accuser l'OMS d'y aller à l'emporte-pièce tant l'organisation fait preuve de prudence, jusqu'à laisser l'attribution des symptômes à l'exposition électromagnétique aux individus qui s'en plaignent. Quant à la prévalence, l'OMS signale la grande variabilité des estimations tant dans la population générale qu'au titre géographique et ne retient qu'un taux de quelques individus pour un million.
Surprise: les associations militant pour une reconnaissance médicale de la HSEM aboutissent à des chiffres plus élevés. Enfin, l'OMS fait part de tests menés en double aveugle sur des personnes se plaignant de HSEM. Ses conclusions sont sans ambiguïté: ces symptômes ne sont pas corrélés avec l'exposition aux champs électro-magnétiques. Le rapport ajoute même que ces symptômes pourraient provenir de facteurs environnementaux sans rapport avec les champs électro-magnétiques:
Par exemple des papillotements provenant de lampes à fluorescence, des reflets et autres problèmes visuels associés aux écrans de visualisation, ainsi qu'une mauvaise conception ergonomique des stations de travail informatisées. D'autres facteurs, comme la mauvaise qualité de l'air des locaux ou le stress dans l'environnement de travail ou de vie, peuvent jouer un rôle.
Pour l'OMS, oui, les symptômes sont réels, mais “il n'existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux champs électro-magnétiques. En outre, la HSEM ne constitue pas un diagnostic médical“. L'organisation recommande d'ailleurs aux gouvernements de fournir une information ciblée sur la question incluant “une déclaration claire spécifiant qu'il n'existe actuellement aucune base scientifique permettant d'établir une relation entre HSEM et exposition aux champs électro-magnétiques“.
Enfin, concernant plus spécialement les téléphones portables (d'ailleurs très prudemment classés par le Centre international de Recherche sur le Cancer dans la catégorie des cancérogènes possibles – au même titre que le café ou le diesel), l'OMS indique (octobre 2014) qu'un grand nombre d'études ont été menées depuis vingt ans et qu'à ce jour, il n'a jamais été établi que le téléphone portable puisse être à l'origine d'un effet nocif pour la santé.
Flûte et zut, le brouillard s'épaissit: des gens sont malades, ils accusent les ondes mais les études en double-aveugle et la science bêtement moderne ne trouvent aucun lien de rien du tout.
C'est donc forcément qu'on nous cache quelque chose! Heureusement, des associations lucratives sans but militantes, Robin des Toits en tête, armées du merveilleux Principe de précaution constitutionnel (depuis 2005), s'empressent de faire pression sans aucune base scientifique pour s'opposer a priori à tout développement technologique. Pour elles, aucun doute: toutes ces ondes, symptômes ou pas, ont le visage de la finance (celle des grands opérateurs de téléphonie mobile, capitalistes apatrides, rôtisseurs de chatons à coups de pylônes de téléphonie mobile).
Et à force, ça marche: un premier cas de HSEM a été reconnu cet été par le Tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse. La plaignante, Marine Richard, auto-désignée “réfugiée environnementale“ dans les montagnes de l'Ariège, est membre de plusieurs associations de défense des personnes électro-sensibles et milite pour l'instauration de zones blanches, libres de toute couverture de téléphonie ou de télévision. Elle a obtenu de la justice une allocation pour adulte handicapé pour trois ans, éventuellement renouvelable, assortie d'une aide technique et une aide pour l'aménagement de son logement.
Pour une pathologie qui n'est reconnue officiellement nulle part, c'est une belle performance, et le jugement, dans la façon dont il est présenté au public, n'est pas sans soulever quelques questions. Ainsi, avec l'aplomb que seuls les cuistres peuvent se permettre, le tribunal déclare que la plaignante souffre du syndrome d'hypersensibilité aux ondes électromagnétiques dont “la description des signes cliniques est irréfutable“, alors même que (nous l'avons vu), pour l'OMS, la HSEM ne constitue pas un diagnostic médical. Quant à l'expert médical, il avoue benoîtement que pour lui, même si tout ça est sans lien avec les ondes, la prise en charge et l'indemnisation s'imposent (et comme ce n'est pas lui qui paye, ça tombe encore mieux):
J'ai bien conscience qu'il n'y a pas de consensus scientifique sur la question. Ma position, ça a été de ne pas trancher, ni dans un sens ni dans l'autre. Car à l'heure actuelle, il n'y a pas de données acquises, avérées. Mais le handicap dont souffre Marine Richard ne peut pas être nié. Et quand bien même il serait psychiatrique – ce que je ne crois pas – il s'agit toujours d'un handicap qui, de fait, mérite d'être pris en charge.

Pas psychiatrique, ni même un tantinet psychosomatique? Ce n'est pas l'avis de tout le corps médical. Tout d'abord, les personnes souffrantes “sont rarement capables de déterminer quand elles sont effectivement exposées à de telles ondes, et quand elles ne le sont pas“. C'est ballot.
D'autre part, l'Académie nationale de médecine a mis en avant l'effet nocebo dans les troubles HSEM et rappelle:
“Aucune étude ne montre que l'électrohypersensibilité est due aux ondes magnétiques (…) Les études réalisées suggèrent un effet nocebo et des facteurs neuro-psychiques individuels“.
Et la même Académie de souligner dans la foulée l'importance de la forte médiatisation de ces procédures légales, qui accroissent les déclarations de maladies, en s'étonnant que des fonds publics soient utilisés dans l'achat de dispositifs anti-ondes avec pour seul effet d'encourager “une croyance dans la réalité de l'effet des ondes sur l'organisme“ et craint que:
“le battage médiatique mené autour d'une décision administrative isolée, scientifiquement infondée et médicalement contre-productive, n'accentue encore les troubles de ces personnes et ne suscite la survenue d'autres cas“.
Bien évidemment, Robin des Toits salue en revanche ce jugement comme une grande victoire et espère qu'il fera jurisprudence. “Souvent la justice est plus humaine que les politiques, qui protègent les industriels“ a déclaré son représentant au journal Le Monde, montrant que la lutte anti-capitaliste peut faire feu de tout bois, même si l'assurance maladie a fait appel de ce jugement.
Conclusion
Et les ondes? Que faut-il en penser? Faut-il s'en protéger? Faut-il éloigner les téléviseurs et les portables? Que dit la recherche médicale? Avez-vous pensé aux enfants?
Eh bien en réalité, les symptômes invoqués existent bien, mais sont renforcés et amplifiés par effet nocebo à mesure que s'installe la “croyance“ (terme de l'Académie de médecine) dans la réalité des effets négatifs des ondes sur l'organisme… et, plus pragmatiquement, à mesure que s'accroît la probabilité d'obtenir une réparation financière publique.
Et une fois de plus, des associations auto-proclamées de “défense“ des personnes ou des consommateurs poursuivent des objectifs idéologiques de refus du progrès à propos desquels elles ne s'embarrassent d'aucune considération pour les résultats scientifiques. Dans leur démarche, loin d'apporter un soulagement aux personnes en souffrance, elles contribuent à augmenter leur mal-être en ne proposant que des solutions (indemnisations, zones blanches) sans aucun rapport avec les véritables causes qui devraient pourtant faire l'objet d'études et de soins adéquats.
Reste une très bonne nouvelle: aucune étude n'a démontré que ces champs électro-magnétiques affectaient notre santé, ni venant de l'OMS, organisme des Nations unies consacré à la santé publique, ni venant de nos instances nationales, à commencer par l'Académie nationale de médecine.
Et quelque part, c'est le principal.

Vers des antennes miniatures intégrées dans des puces?

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vendredi 17 avril 2015, 13:42
Encore plus d'ondes dans votre corps!Des travaux concernant une partie encore problématique de l'électrodynamique classique des milieux continus, en l'occurrence des diélectriques, pourraient conduire à la conception d'antennes suffisamment petites pour être installées à l'intérieur de puces électroniques.
Grâce aux découvertes de l'équipe de l'université de Cambridge, il sera peut-être bientôt possible de loger une antenne radio efficace dans une des puces électroniques d'un téléphone.
Grâce aux découvertes de l'équipe de l'université de Cambridge, il sera peut-être bientôt possible de loger une antenne radio efficace dans une des puces électroniques d'un téléphone.
Une équipe de chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni) pense avoir éclairci un vieux problème concernant l'électrodynamique des milieux matériels en physique classique. Leurs travaux, publiés dans la revue Physical Review, portent sur des ondes électromagnétiques générées non seulement par l'accélération des électrons mais aussi par une brisure de la symétrie du champ électrique. Les applications dans le secteur des communications pourraient être nombreuses. Notamment pour le développement de l'Internet des objets, puisque la découverte permet d'envisager la réalisation d'antennes suffisamment petites pour être intégrées dans des puces électroniques. On a bien du mal cependant à prendre au sérieux les affirmations de ces chercheurs exposés dans un communiqué de l'université de Cambridge et dont on ne trouve pas trace dans l'article scientifique. Selon ce communiqué les résultats obtenus pourraient permettre de rapprocher les théories de l'électromagnétisme classique et de la mécanique quantique mais on ne voit pas en quoi, puisque l'électrodynamique quantique est déjà la théorie la plus précise à ce jour et qu'elle est amplement vérifiée par l'expérience.
Rappelons que la fonction d'une antenne est d'émettre et de capter de l'énergie sous la forme d'ondes électromagnétiques. La taille d'une antenne est fonction de la longueur d'onde associée à la fréquence de transmission. Plus exactement, pour qu'une antenne donne son efficacité maximale et que l'énergie transférée soit la plus importante, sa longueur doit être arithmétiquement liée à la fréquence de l'onde. Cependant, même ainsi conçue, plus l'antenne est courte, moins elle est efficace. Il s'agit là de l'un des points bloquants de l'électronique moderne, qui tend inexorablement vers la miniaturisation.
Mais le problème pourrait être résolu grâce à une meilleure compréhension des mécanismes pouvant générer un rayonnement électromagnétique. Une grande part de ce que nous savons à ce sujet nous vient du XIXe siècle et de James Clerk Maxwell : le rayonnement électromagnétique est généré par l'accélération des électrons. Mais, comme le rappelait le grand mathématicien et physicien Henri Poincaré, il n'existe pas problème complètement résolus de sorte qu'il est souvent possible de jeter un nouveau regard sur des théories tout de même bien comprises et bien étudiées. Quelques difficultés sont par exemple repérables dans la théorie classique du rayonnement émis par des diélectriques. Or, justement, certaines antennes, celles de nos téléphones portables, par exemple, sont constituées de résonateurs diélectriques, des isolants dans lesquels, en principe, les électrons ne sont pas libres de se déplacer facilement.
Un champ électromagnétique généré dans un matériau diélectrique
En collaboration avec le Laboratoire national de physique et un fabricant d'antennes diélectriques, la société Antenova, l'équipe de chercheurs de l'université de Cambridge a étudié le comportement de films minces composés de matériaux piézoélectriques (niobate de lithium, nitrure de gallium, arséniure de gallium, etc.). Ce type de matériau présente la propriété de se déformer sous l'action d'un champ électrique. Ils ont découvert qu'à une fréquence déterminée (entre 100 MHz et 3 GHz), ces matériaux deviennent non seulement des résonateurs efficaces mais aussi des émetteurs efficaces et peuvent donc servir d'antennes.
Selon les chercheurs anglais, ce phénomène surprenant serait dû à une brisure de la symétrie du champ électrique. Lorsque les charges électriques sont immobiles, le champ électrique est symétrique. Lorsque les couches minces de matériau piézoélectrique sont soumises à une excitation asymétrique, cette symétrie est brisée et un rayonnement électromagnétique est généré.
Il s'agirait donc d'un nouvelle exemple de l'importance des considérations de symétrie en physique sur lesquelles Pierre Curie, grand contributeur à l'étude des matériaux piézoélectriques, avait déjà attiré l'attention au XIXe siècle en énonçant son célèbre principe de symétrie .

Le bruit généré par les éoliennes est devenu un véritable problème de santé publique…

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L'effet sanitaire néfaste du bruit n'est pas une hypothèse, mais un fait avéré. Le bruit tue.

Il représente la 2° cause de mortalité, après le charbon, avec 10 000 décès prématurés, 900 000 nouveaux cas d'hypertension et 43 000 hospitalisations, chaque année, en Europe. (European Environnement Agency, report 10/2014).
Le mécanisme de l'augmentation des accidents cardiovasculaires par le bruit est parfaitement connu, ainsi que la quantification de la relation dose-réponse, notamment à travers des études portant sur la consommation de médicaments en fonction du niveau de bruit. Les manifestations cliniques des effets du bruit nocturne sont abondamment décrites et documentées dans les annexes de "Nightnoise Guidelines for Europe" de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
La place des éoliennes industrielles dans cet enjeu majeur de santé publique est conséquente.
Des centaines de publications scientifiques ont mis en évidence le caractère particulièrement nocif de la proximité d'éoliennes industrielles, ainsi que l'impossibilité actuelle d'en modéliser les effets avec la précision nécessaire, en raison de l'insuffisance des critères de prise en compte de la gêne des riverains et des différences considérables entre les prévisions d'impact et la réalité.
Les "morceaux choisis" par la filière professionnelle, dans des études financées par elle, ne sauraient constituer le minimum des connaissances indispensables au législateur.
Au Danemark, le vent qui permet des taux de charge considérables aux machines est à l'origine de l'implantation de la plus forte densité d'éolienne d'Europe par habitant.
Cette avance en la matière a conféré aux danois le triste privilège d'en découvrir plus vite les effets sur la santé.
Le scandale sanitaire a été dénoncé par les professeurs Møller et Pedersen et officiellement reconnu par la ministre de l'environnement, Ida Auken, qui a concédé que 11% de la population rurale devait effectivement en être affectée.
Leur publication de juin 2011 " Low frequency noise from large wind turbines " avait mis en évidence le niveau audible de 35dBA d'une seule éolienne à plus de 1200m et l'importance sans cesse croissante des basses fréquences des machines. En janvier 2012, à la suite d'un travail commun avec l'Université d'Aalborg, sous l'autorité du Professeur H. Møller, le Danemark prenait en compte dans sa législation ces très basses fréquences et infrasons et limitait à 20dB, dans les habitations, les fréquences comprises entre 10Hz et 160Hz. Au même moment, la France dispensait les éoliennes de tout contrôle des basses fréquences, (art 26 de l'arrêté du 26 aout 2011) alors que le code de santé publique en limite les émergences, à partir de 125Hz.
La valeur de 30dBA (en extérieur) est indiquée, par l'OMS, (p. 108) comme seuil à partir duquel peuvent se manifester des effets sanitaires. Cette valeur de 30dBA est retenue par notre code de santé publique pour caractériser l'infraction.
Afin de permettre l'implantation d'éoliennes à 500m des maisons, ce même arrêté du 26 août 2011 dispense les éoliennes de ce code, en portant le seuil de l'infraction les concernant à 35dBA.
Le bruit éolien est pourtant particulièrement plus nocif, à niveau égal, que n'importe quel autre bruit, tels que ceux liés aux transports. Notamment en raison de son caractère impulsionnel, de sa grande variabilité et de ses composantes basses fréquences qui ne sont absolument pas prises en compte par nos normes de mesures en dBA. (" A " correspondant à une pondération de la valeur mesurée, en fonction de la physiologie de l'oreille humaine).
Le rapport AFSSET de 2008, qui n'avait pas retenu la distance minimum de 1500m préconisée par l'Académie de Médecine, fait état de ce caractère particulièrement intrusif du bruit éolien. (p 82).
Le danois E. Pedersen en a établi une correspondance avec les autres sources sonores dans le journal de l'Acoustical Society of America.

JP Riou 25 mars 2015
Mettant en évidence qu'à partir de 35dBA, plus de 6% des riverains seront sévèrement affectés s'il s'agit d'un bruit éolien. Les valeurs supérieures à 40dBA sont pourtant couramment constatées et d'ailleurs légales, en France, du moment que leur dépassement (émergence) de la valeur du bruit de fond reste inférieur à 5dBA le jour et 3dBA la nuit.
Les chantres des éoliennes ont rarement conscience que leur puissance acoustique varie entre 104dBA et 107dBA (Vestas V 90 2 MW). Les lois de l'acoustique entrainant qu'une seule de ces machines génère un bruit audible à 500m de 42 dBA (L 500m = 107 dBA -11-20 log 500 = 42 dBA). Et encore 36 dBA à 1000m. Deux éoliennes semblables et équidistantes entrainant ainsi un bruit audible d'au moins 39dBA dans un rayon d'un kilomètre qui affectera donc sévèrement plus du quart des riverains concernés.
Cette pollution sonore est excessive. Ses effets sanitaires sont démontrés. Les dénégations de la filière professionnelle, comme d'ailleurs celles de l'ADEME, dont le rôle est de promouvoir les énergies renouvelables, ne font que jouer sur les mots, sur le caractère direct ou non du lien entre éoliennes et symptômes, ou évoquent l'absence d'une étude épidémiologique que les riverains comme l'Académie de Médecine réclament pourtant depuis bientôt 10 ans.
La détresse de ces riverains se manifeste dans d'innombrables plaintes, dont bien peu semblent avoir été entendues.
AUCUNE étude ne nie l'abondance de ces plaintes malgré les efforts des riverains pour masquer ce bruit, qui vont du double vitrage, aux vérandas, volets et même volume de la télévision qui doit être haussé, ainsi que le constate l'huissier chargé par le TGI de Montpellier d'interroger de simples témoins résidant à plus d'1 kilomètre.
En 2011, Daniel Shepherd (et al) publiait, dans la revue scientifique Noise and Health, "Evaluating the impact of wind turbine noise on health-related quality of life " dans lequel il concluait à la distance minimum de 2km d'éloignement des habitations en terrain vallonné. Les infrasons sont susceptibles d'entraîner des effets à des distances bien plus considérables. La Royal Society of Medicine vient de publier une aide au diagnostic des effets sanitaires éoliens néfastes dans un rayon de 10km.
Après les indemnisations de riverains et des stratégies extrêmes allant jusqu'à acheter un village pour pouvoir y implanter une centrale éolienne, le Danemark commence à s'alarmer en raison de problèmes sanitaires qui semblent liés aux infrasons éoliens et vient de se résoudre à suspendre à peu près toute implantation terrestre tant que ce risque ne sera pas écarté par l'enquête demandée par le gouvernement. Seuls 67 MW ont été installés, pour cette raison en 2014, contre 10 fois plus l'année précédente.
La distance de précaution de 1000m, votée par le Sénat ne concerne que les bruits audibles et apparait notoirement insuffisante. Elle ne fait que compenser l'augmentation de la puissance acoustique des éoliennes, qui est passée de 101dBA (calculs AFSSET 2008 p. 69) aux 104dBA/107dBA actuels, cette augmentation justifiant à elle seule le doublement de la distance initiale. (En acoustique, doublement de la distance = atténuation de 6dBA)
Contre toute attente, les conclusions à venir du nouveau rapport de l'ANSES seraient évoquées pour éviter d'adopter immédiatement cette indispensable mesure sanitaire.
Sait-on bien que cette étude s'attache uniquement à l'impact sanitaire éventuel des basses fréquences et infrasons éoliens réclamée par le précédent rapport? (AFSSET 2008 p. 7) Et que ce risque potentiel est la raison du tacite moratoire danois concernant toute nouvelle implantation?
Si cette nocivité des infrasons éoliens devait être reconnue, elle serait de nature à faire interdire, ainsi qu'au Danemark, l'implantation de toute nouvelle éolienne terrestre.

Mais dans le cas contraire, l'impact de leur bruit audible, à moins d'un kilomètre, n'en demeurerait pas moins excessif. Ce bruit représentant, de toute évidence, un facteur significatif dans le bilan des décès prématurés et perte d'années de vie en bonne santé.
On imagine les enjeux industriels : fait rarissime, le Professeur H.Møller, spécialiste de l'acoustique incontesté au Danemark, aurait été limogé de l'Université d'Aalborg en juin dernier sous un prétexte économique. La presse a rendu un vibrant hommage à ses compétences et sa droiture dans son véritable combat pour la défense de la santé des populations. Dans l'attente des conclusions danoises sur les effets sanitaires des éoliennes, l'effet "normatif" de ce limogeage sur les autres scientifiques peut être à craindre.

Éoliennes en mer: gare à l'aluminium !

mercredi 25 mars 2015, 11:35
Les 6500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13.000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Le système de protection contre la corrosion des éoliennes en mer commence à polluer la Mer du Nord et la Mer Baltique avec de l'aluminium. Les "anodes sacrificielle" en aluminium, zinc et indium des supports en acier, dont le but est d'empêcher la corrosion par le sel marin, sont pointées du doigt en Allemagne.
Les 6500 éoliennes prévues en 2020 vont rejeter 13.000 tonnes de composés métalliques dans la mer, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. La méthode de protection classique utilisée contre la corrosion sur les bateaux pourrait aussi convenir, mais elle est plus coûteuse. Et le coût des éoliennes en mer est déjà suffisamment élevé, voire inabordable, pour ne pas en rajouter…
Faut-il s'en inquiéter? Non bien sûr, (chut !) puisqu'il s'agit d'un moyen de production d'électricité “verte" à partir d'une énergie renouvelable censée sauver la planète !…
https://www.contrepoints.org/2015/03/24/201866-eoliennes-en-mer-gare-a-laluminium
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Les victimes de l'éolien écrivent à Manuel Valls

Cliquez pour agrandir l'image lundi 23 mars 2015, 11:17
Il semble que l'éolien industriel, qui est en train de dévaster les campagnes françaises, causant des ravages sanitaires dans sa population, n'ait pas voix au chapitre auprès de nos gouvernants. Par Ghislaine Siguier, Présidente du collectif Victimes des Éoliennes.

Monsieur le Premier ministre,
C'est avec beaucoup d'intérêt et d'espoir que nous avons suivi dans la presse votre" Comité interministériel aux ruralités", qui est venu vendredi dernier au contact de la population rurale à Laon, en Picardie. Son but était de" redonner confiance aux territoires ruraux". Hélas, nous avons été très vite déçus. Il semble que l'éolien industriel, qui est en train de dévaster les campagnes françaises, causant des ravages sanitaires dans sa population, n'ait pas voix au chapitre de vos "ruralités".
Parmi toutes les mesures annoncées dans cet acte électoral, aucune d'entre elles n'a été pensée pour alléger les souffrances des victimes des éoliennes, ni pour pallier les pertes financières des riverains, dont les maisons se sont trouvées dévaluées ou sont devenues pratiquement invendables.  Le rouleau compresseur éolien nous écrase, et le gouvernement ferme les yeux.
Pire que cela, les forces de sécurité nous musellent. On nous dénie le droit à la parole. Une cinquantaine de riverains d'éoliennes, qui s'étaient déplacés à Laon pour présenter leurs doléances, se sont vus encerclés par des forces de l'ordre chargées de les empêcher de s'exprimer.  Un journaliste les a interviewés:" Au départ, les RG (agents des renseignements généraux, NDLR) sont venus nous voir en nous disant qu'ils allaient simplement encadrer notre manifestation, nous étions une cinquantaine, explique Élisabeth Gautier. Puis subitement, le ton a changé. L'entretien qu'on devait avoir avec la préfecture a été annulé, on nous a empêché de déployer nos banderoles".
Au nom de laquelle des "valeurs de la République" si chères au Parti socialiste, envoyez-vous des agents des RG pour museler l'opposition? Cinquante mères et pères de famille viennent pacifiquement vous exposer leurs inquiétudes, certains désirant vous expliquer comment les éoliennes détruisent littéralement leur vie, et vous envoyez vos gendarmes pour les empêcher de présenter leurs doléances! Par ailleurs, depuis quand est-il illégal de dérouler des banderoles sur votre parcours? Quelle est la valeur de la République que cela violerait ? Deux poids, deux mesures : si les banderoles avaient été favorables à votre politique, les RG auraient permis qu'elles soient déployées, il n'y a de cela aucun doute. Alors où est l'égalité devant la loi, où est la liberté d'expression, où est la République?
Le thème de l'évènement médiatique de vendredi était: "Nos ruralités: une chance pour la France". Mais vu la façon dont vous avez traité les ruraux ce jour-là, on pourrait se demander si la "chance pour la France", c'est d'avoir un gouvernement qui est prêt à sacrifier la population  rurale pour satisfaire les intérêts financiers de quelques-uns : promoteurs éoliens, propriétaires terriens accueillant leurs machines, et beaucoup d'élus (prises illégales d'intérêts, voire pire encore).
Madame Sylvia Pinel, ministre du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité, a écrit: "C'est donc en ayant le souci du développement de chacun, et en construisant des liens forts entre ces espaces et leurs habitants, que nous pourrons recréer de la confiance et témoigner du respect et de la considération que nous portons pour les territoires ruraux". Quel bel exemple de langue de bois! Construire des éoliennes à 500 m des habitations, quand les infrasons émis par ces machines géantes peuvent rendre les gens malades jusqu'à 10 km, est-ce la façon du gouvernement de "construire des liens forts" entre les espaces ruraux et leurs habitants?
Une des "priorités Nº 1" de votre politique rurale, si l'on en croit  votre document explicatif intitulé "Nos ruralités: une chance pour la France", est celle-ci:

"LA PROTECTION DES POPULATIONS ET DES BIENS EN MILIEU RURAL POUR ASSURER LA QUALITÉ DE VIE".

Eh bien, si vos policiers avaient laissé parler les cinquante riverains d'éoliennes au lieu de les faire taire par la force, vous sauriez aujourd'hui que la qualité de vie dans les campagnes françaises est en chute libre, ceci grâce à vos moulins à générer du bruit, des flashes lumineux, des ombres et des infrasons[1].
Quant à la protection des populations et des biens, vous l'avez réduite à néant: personne n'est à l'abri de vos monstrueux ventilateurs, qui poussent comme des champignons, empêchent quantité de gens de dormir, et dévalorisent les maisons.
Nous vous demandons de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour que les riverains des centrales éoliennes soient davantage protégés des infrasons. Une distance tampon de 10 fois la hauteur totale (tour + pale) est un minimum à faire appliquer d'urgence, comme c'est la norme en Bavière. Pour les installations existantes qui ne sont pas conformes à cette distance de sécurité sanitaire, nous demandons l'arrêt des machines de 22 h à 7 h du matin, pour permettre un sommeil réparateur aux riverains et leur rendre le droit à la santé.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre respectueuse considération.
https://www.contrepoints.org/2015/03/21/201835-les-victimes-de-leolien-ecrivent-a-manuel-valls

Attaques à impulsions électromagnétiques : les réseaux de plus en plus vulnérables

vendredi 5 septembre 2014, 06:32
Si les attaques informatiques défraient régulièrement la chronique, les attaques par impulsions électromagnétiques, elles, restent souvent hors du champ des préoccupations de l'industrie. Pourtant les infrastructures critiques y sont de plus en plus sensibles.

Si on parle beaucoup de cybersécurité de nos jours, la sécurité des équipements électriques, électroniques et informatiques en eux-mêmes est souvent laissée de côté. Et pourtant, comme le souligne cet article récemment publié sur IEEE Spectrum, le danger est bien réel. Les systèmes électroniques modernes sont plus vulnérables que jamais aux attaques par impulsions électromagnétiques (EMP), et la technologie permettant ces attaques est, en parallèle, devenue plus performante et facilement accessible.
Si les infrastructures industrielles modernes sont si vulnérables, c'est parce qu'elles s'appuient sur des systèmes électroniques à haute fréquence mais utilisant de faibles voltages. Cela signifie que de très courtes impulsions électromagnétiques, émises à un haut voltage mais n'utilisant que peu d'énergie, peuvent facilement les court-circuiter.
Par le passé, ces attaques ne présentaient pas un risque aussi important, car les composants clés fonctionnaient à des voltages plus élevés et des fréquences plus basses. Mais aujourd'hui tous les secteurs industriels sont concernés : réseaux de télécommunications, réseaux électriques, distribution d'eau, de gaz naturel, systèmes financiers... Et cette faiblesse ne va faire que s'accentuer avec l'essor des smart grids et la connectivité étendue que procurera l'Internet des objets. Plus ces systèmes dépendront du bon fonctionnement de ces capteurs et régulateurs intelligents, plus ils seront vulnérables.
Et un matériel restreint suffit pour réaliser une attaque de ce type: un générateur, une source d'alimentation (une batterie fait l'affaire) et une antenne pour propager le champ ou, encore mieux, une connexion directe par câble à la cible. Les attaques peuvent utiliser deux approches différentes, basées sur deux types de champs. Ceux à bande étroite, qui ne couvrent que peu de fréquences, utilisent des impulsions durant entre 100 nanosecondes et plusieurs microsecondes et déploient plusieurs milliers de volts/mètre. Ils sont puissants mais ne sont efficaces que si les fréquences utilisées correspondent à celles des circuits ciblés. Les champs à large bande ciblent quant à eux de plus amples plages de fréquences (par exemple allant de 100 Mhz à 1 Ghz). Ils envoient moins de puissance sur chaque fréquence, mais permettent jusqu'à 1 000 impulsions par seconde.
Les normes actuelles pour la majorité des équipements requièrent une résistance à une impulsion de 1 kV/m. Cela signifie qu'un champ électrique de 2 kV/m avec des impulsions de 200 picosecondes peut suffir à perturber le fonctionnement d'un microprocesseur et à nécessiter une réinitialisation d'un système. A 5 kV/m, les circuits grillent et sont in-récupérables. En comparaison, le simulateur expérimental Jolt, sponsorisé par l'armée de l'air américaine, produisait en 2003 des champs électriques de 50 kV/m avec une antenne installée à plus de 100 mètres d'une cible.
Une menace à prendre en compte
Un autre problème lié à ces attaques est qu'elles sont difficilement détectables si elles sont infructueuses. Un malfaiteur peut ainsi répéter son coup des dizaines de fois, jusqu'à réussir. Et même lorsqu'elles sont couronnées de succès, il n'est pas toujours évident pour l'entité ciblée (entreprise, organisation gouvernementale) de déterminer avec précision la cause du problème. Le danger de ces attaques n'est probablement pas aussi important que ne le laisse entendre IEEE Spectrum, mais dans le cas d'infrastructures industrielles critiques, il est impératif de parer à toutes les éventualités.
Pour se protéger, l'isolation métallique reste la meilleure solution. Le béton et les autres matériaux de construction ne bloquent pas efficacement les champs électromagnétiques, et même s'ils le faisaient, une seule fenêtre non protégée suffit pour qu'une attaque pénètre un bâtiment. Sans parler des câbles accessibles depuis l'extérieur, qui sont une source majeure de vulnérabilité. Pour les infrastructures critiques, il est donc préférable d'installer des grilles métalliques agissant comme des cages de Faraday, de s'assurer que les murs sont renforcés avec de l'acier, et de remplacer au maximum les câbles métalliques (cuivre) par de la fibre optique, ou du moins d'installer des para-surtenseurs sur chaque câble entrant dans le bâtiment.

Faites mesurer l'électromagnétisme chez vous

samedi 17 mai 2014, 13:09
Ondes électromagnétiques: faites mesurer votre exposition
Les particuliers peuvent, depuis janvier, demander des mesures d'ondes à leur domicile. Un service public qui répond aux angoisses et renforce la transparence.

Le technicien installe ses appareils de mesure chez vous pour faire les mesures dans les pièces de votre habitation, ou à l'extérieur. Le tout, gratuitement.
Répondre aux angoisses. C'est le but du nouveau dispositif de surveillance et de mesure de l'exposition du public aux ondes électromagnétiques. Le nouveau service public, gratuit, est en place depuis le 1er janvier. Avec les changements de gouvernement et de ministre de l'Ecologie, la nouvelle est passée à la trappe, mais le service est pourtant accessible. Concrètement, les particuliers, les associations de défense de l'environnement, les collectivités (…) peuvent demander des mesures d'exposition aux ondes qui seront réalisées par un laboratoire agréé par l'État et financé grâce à une taxe prélevée sur les opérateurs.
"Cette antenne devant chez moi… Ça m'inquiétait."
Martine*, une habitante de Rosières-près-Troyes, en a déjà profité. " Nous avons une antenne qui a été installée juste devant notre maison, sur le site de la société Socobois, mais personne ne nous a jamais rien demandé, ni ne nous a informés des conséquences... "La vue de cette antenne l'inquiète, elle décide de se renseigner. "J'ai eu un tract dans ma boîte sur ce service de mesures d'ondes. J'ai rempli le formulaire sur Internet et je suis allé le porter à la mairie. "Le laboratoire Aexpertise, mandaté par l'Agence nationale des fréquences (ANFR) pour le compte de l'État est ensuite venu faire les mesures à son domicile. Le rapport complet des relevés est désormais disponible sur Internet, et Martine en a reçu une copie. "C'est rassurant: nous avons l'intention de quitter la maison, et nous avions peur que la présence de cette antenne, bien visible, nous empêche de vendre : le document certifié peut nous être utile."
Les analyses l'ont aussi rassurée sur l'influence des ondes sur la santé. "Le technicien nous a expliqué que les ondes, c'est comme un champignon : nous sommes près de l'antenne, au pied du champignon, donc les valeurs sont faibles. " Et même si les risques sur la santé n'ont jamais été confirmés par les études scientifiques, la mesure gouvernementale répond à des angoisses fortes dans la population. Yves Fournier, vice-président de l'Association des maires de France dans l'Aube, n'était pas au courant de ce dispositif mais juge que "c'est important d'informer: ça évite les fantasmes. "L'ensemble des maires devrait être informé dans les prochaines semaines. En attendant, un peu plus de mille mesures d'ondes ont déjà été validées par l'ANFR en France.
Information : servicepublic.fr

La voiture électrique ne serait pas dangereuse

Cliquez pour agrandir l'image vendredi 16 mai 2014, 08:49
Pas de risque électromagnétique avec la voiture électrique selon l'UE

D'après une étude financée par l'Union européenne, les émissions électromagnétiques d'une voiture électrique sont à peine supérieures à celles d'une voiture thermique et sans impact sur l'environnement.
Une étude sur les ondes électromagnétiques induites par une voiture électrique
L'Union Européenne a confié une étude sur les émissions électromagnétiques des véhicules électriques à l'Institut scandinave SINTEF. L'objectif était de connaitre le niveau des émissions électromagnétiques d'une voiture électrique et de voir si le niveau d'exposition du conducteur ou des passagers présentait un risque. Pour cela, le niveau des ondes électromagnétique est comparé au niveau de tolérance maximale fixé par la commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection – ICNRP).
Les ondes électromagnétiques d'une voiture électrique 5 fois inférieures au seuil toléré
Pas d'inquiétude à avoir, les niveaux mesurés dans une voiture électrique sont bien en deçà des niveaux tolérés par l'ICNRP. Le niveau des émissions d'ondes électromagnétiques ne dépasse pas 20% du seuil acceptable de l'ICNRP. Les mesures ont été faites au niveau du plancher du vehicule, à proximité des batteries et au démarrage du véhicule électrique, donc au plus proche de la source des ondes et lorsque les émissions sont les plus fortes.
Le champ électromagnétique est en général égal à 10% du niveau ICNRP  pour une voiture thermique. Il n'y a donc pas beaucoup d'écart sur les émissions électromagnétiques entre une voiture électrique et une voiture thermique.
D'autres mesures du niveau de champ électromagnétique ont été faites au niveau de la tête du conducteur de la voiture électrique. Dans ce cas le niveau d'exposition électromagnétique est inférieur à 2% du seuil ICNRP.
La polémique sur le risque électromagnétique des véhicules électriques est close
Le niveau d'exposition aux ondes électromagnétique serait donc très limité en voiture électrique et n'est pas un sujet d'inquiétude pour les chercheurs.
Cette étude let fin à la rumeur de 2009 selon laquelle les Toyota Prius qui circulaient  présentaient un risque – voire, pouvaient provoquer des cancers – en raison du niveau d'ondes électromagnétiques. En fait, la majorité des ondes électromagnétiques induites par un véhicule sont liées à la rotation des roues, qu'il s'agisse d'une voiture électrique ou non.

Le rouge-gorge est désorienté par les ondes électromagnétiques

vendredi 9 mai 2014, 15:40
Des chercheurs allemands ont mis en évidence la sensibilité du rouge-gorge aux ondes électromagnétiques d'origine humaine. 

Les activités humaines seront-elles à l'origine de la désertion des oiseaux migrateurs des zones urbaines? Le bruit électromagnétique engendré par les appareils électroniques peut en tout cas perturber leur orientation, comme le montre une étude menée par une équipe de l'université d'Oldenburg en Allemagne et publiée dans Nature jeudi 8 mai.
En réalisant plusieurs expériences sur le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula), Henrik Mouritsen et ses collègues ont démontré l'influence des basses fréquences électromagnétiques sur la boussole interne de ces volatiles. Les chercheurs ont d'abord placé les oiseaux dans des cages en aluminium grillagées et reliées au sol. Ce type d'installation permet le blocage des rayonnements électromagnétiques, mais pas du champ magnétique terrestre. Dans cette situation, les oiseaux s'orientent sans difficulté vers leur direction migratoire.
En revanche, lorsqu'ils sont placés dans des huttes en bois, ils perdent leur capacité d'orientation. De même quand leur cage blindée est déconnectée du sol. "L'enceinte en aluminium reliée à la terre protège du bruit électromagnétique. Elle absorbe ces ondes puis les libère grâce à sa circulation continue. Le bois, quant à lui, n'est pas un matériau conducteur, donc la cabane n'est pas préservée des ondes, tout comme la cage en aluminium déconnectée du sol", explique Hervé Cadiou (CNRS, université de Strasbourg), spécialiste de la perception magnétique chez les animaux.
Conclusion : soumis aux ondes électromagnétiques, le système sensoriel du rouge-gorge est grandement déstabilisé, ce qui provoque sa désorientation migratoire globale.
DIMINUTION DES OISEAUX MIGRATEURS
Plus inquiétant, l'effet ne se limite pas à une gamme de fréquence particulière. Ce sont les champs magnétiques de faible intensité qui sont les plus concernés. Les auteurs ont en effet appliqué des ondes d'intensité équivalente à celles produites par des équipements radio AM (modulation d'amplitude) ou des matériels de surveillance électronique. L'intensité de ces ondes était 1 000 fois inférieure à celles des téléphones mobiles, mais 400 fois supérieure à celles émises le long de lignes électriques à haute tension.
Dès lors, le déclin dans nos villes du nombre d'oiseaux migrateurs nocturnes constaté par certains chercheurs serait-elle imputable aux appareils électroniques? "Effectivement, de moins en moins de ces animaux évoluent en zone citadine, mais davantage de recherches sur l'impact du bruit électromagnétique sont nécessaires pour établir une relation directe, prévient Hervé Cadiou. Cependant, il est nécessaire de prendre conscience que les espaces urbains sont complètement saturés en termes de bruit électromagnétique, ce qui n'est pas sans conséquence."
Si le dérèglement du système d'orientation chez les oiseaux ne fait aucun doute, son mécanisme biologique est, lui, assez débattu. Selon le chercheur français, il existe deux possibilités: "L'animal se servirait du cryptochrome pour s'orienter, un photorécepteur capable de détecter la lumière et le champ magnétique terrestre. Une autre piste réside dans la fonction des cristaux de magnétite, des petits aimants présents dans le cerveau. Quoi qu'il en soit, les recherches doivent continuer pour confirmer ou informer ces hypothèses." Reste donc à expliquer comment les ondes électromagnétiques interagissent sur la boussole de l'oiseau migrateur.

Un anti-foudre du tonnerre 

Cliquez pour agrandir l'image mercredi 16 avril 2014, 15:41
Un système toulousain permet "d'immuniser" les avions: Un avion prend en moyenne la foudre une à deux fois par an.
Et il est essentiel de connaître les conséquences de l'événement sur la carlingue et les équipements de bord. C'est le credo de l'entreprise toulousaine de Gerac Electromagnétisme qui, pour mener à bien ses tests, vient en quelque sorte de se doter de la foudre. Cette nouvelle capacité revêt la forme d'un grand container de neuf mètres de long qui, a priori, ne paie pas de mine. Il s'agit pourtant d'une installation rare capable de reproduire les 200 000 ampères "encaissés" par un avion foudroyé en plein vol.
Le dispositif représente un investissement d'un million d'euros. Il comporte deux parties : l'une contenant des générateurs d'électricité, l'autre la zone de test où sont déposés les matériaux que souhaitent éprouver les avionneurs : panneaux composites ou métalliques, assemblages, câbles, antennes, etc. "Le principe de cette installation, c'est de stocker de l'énergie qui est ensuite libérée brutalement pour obtenir la norme temporelle aéronautique à respecter", explique Hervé Grauby, le directeur business et développement du site toulousain.
Trois intensités différentes
Cet outil permet donc de tester le comportement d'un élément de structure d'avion. "Notre générateur est le seul de ce type en France, capable de délivrer trois intensités différentes enchaînées, comme le fait la foudre naturellement, souligne son concepteur, Max Chahbazia. Gerac fait partie désormais des organismes contribuant à la certification européenne des nouveaux avions". Une fois les tests de résistance à la foudre effectués, les constructeurs trouvent des parades. Par exemple, pour protéger la carlingue de l'A350, la première avec aussi peu de matériaux métalliques, les ingénieurs d'Airbus ont inséré du grillage dans le composite. Il permet d'évacuer la décharge électrique.
■ Evolution
Avant, le métal des carlingues permettait d'écouler le courant sans le laisser pénétrer à l'intérieur. Avec l'arrivée des matériaux composites, certains instruments doivent être enfermés dans des boîtes métalliques.

Première indemnisation pour électro-sensibilité

vendredi 18 avril 2014, 08:11
lefigaro.fr
L'électro-sensibilité n'est pas officiellement reconnue comme une maladie mais 1,5% à 2% de la population dit en souffrir.

Pour la première fois, un homme souffrant d'électrosensibilité s'est vu accorder une aide financière pour sa pathologie par la Maison départementale des personnes handicapées de l'Essonne, a-t-on appris jeudi auprès du Collectif des électro-sensibles de France.
"C'est un premier pas", a déclaré Sophie Pelletier, coresponsable de cette association. "D'autres personnes avaient déjà obtenu le statut de travailleur handicapé en raison de leur électro-sensibilité, mais recevoir une subvention pour acheter du matériel de protection, à notre connaissance, c'est une première."
Depuis plusieurs années, cet homme de 32 ans, qui vit dans le sud de l'Essonne, ne supporte plus les ondes de télécommunications et est en arrêt maladie. Ses problèmes semblent avoir commencé à la suite d'une exposition dans le cadre de son travail à un appareil gérant des champs magnétiques.
L'électro-sensibilité n'est pas officiellement reconnue comme une maladie et fait l'objet de controverses entre experts. Les personnes "électro-hypersensibles" (EHS), qui représenteraient 1,5% à 2 % de la population, attribuent leur souffrance aux champs électromagnétiques de l'environnement. Migraine, vomissements, irritabilité extrême: les symptômes évoqués par les malades sont variables mais peuvent conduire à des situations extrêmes, obligeant certains d'entre eux à cesser de travailler ou à modifier totalement leur mode de vie. Sans nier la réalité de cette souffrance, l'Organisation mondiale de la santé et le conseil scientifique de la Commission européenne (Scenihr) ont conclu en 2012 qu'il n'y a pas de base scientifique permettant de relier les symptômes des EHS à une exposition aux champs électromagnétiques.
Une compensation pour des dépenses quotidiennes
La Maison départementale pour les personnes handicapées, sous la tutelle du Conseil général de l'Essonne, a attribué au malade une aide financière dont le montant n'a pas été précisé. "Il a déposé un dossier et une commission s'est réunie pour étudier l'impact de ses problèmes dans sa vie quotidienne et professionnelle et voir comment cela peut être compensé", a expliqué Sophie Pelletier.
Avec cette subvention, le jeune homme a prévu de s'acheter des instruments de mesure, du tissu de protection pour ses vêtements, un baldaquin afin de protéger son lit la nuit ou encore un logiciel de reconnaissance vocale pour ordinateur.
Fin mars, une femme souffrant d'électro-sensibilité s'était réfugiée pendant une dizaine d'heures au sommet d'une grue à Antony (Hauts-de-Seine) afin de demander un relogement adapté à son état de santé. En juin 2013, le gouvernement a annoncé qu'il pourrait mettre en place une "surveillance sanitaire" autour de ce phénomène.

L'avion à énergie électromagnétique

mercredi 16 avril 2014, 15:38
Propulser un missile à 6000 km/h grâce à l'énergie électromagnétique, c'est possible !

L'armée navale américaine travaille actuellement sur de nouveaux missiles qui fonctionnent avec l'électromagnétisme. Elle a réussi à propulser des premiers missiles à plus de 6000 km/h. La guerre du futur est en marche.
L'armée est souvent précurseur pour de nombreuses technologies, comme Internet par exemple qui était destiné uniquement à une utilisation inter-armée à l'origine. Aujourd'hui, la Navy développe un nouveau genre de missiles. Ceux-ci utilisent l'énergie électromagnétique pour être propulsés à plusieurs fois la vitesse du son. Avec une allure qui dépasse les 6000 km/h, le missile peut percer tous types de blindages.
L'avancée technologique ne se fait pas uniquement du côté de la force de frappe, les coûts de production sont également réduits. Pour produire un exemplaire de ces nouveaux missiles à énergie électromagnétique il faudra débourser environ 25 000 dollars, alors qu'un missile classique coûte de son côté entre 1 et 1,5 million de dollars. Un tarif quatre à six fois plus cher pour un résultat et une efficacité assez identiques. Cette nouvelle technologie permettrait surtout de faire des économies. L'US Navy souhaite s'équiper de ces nouveaux missiles à partir de 2016.
Le projet de ces nouveaux missiles avait été lancé en 2005. A l'époque, l'armée rêvait de développer une arme comme dans Star Wars. C'est maintenant chose faite.
Boeing est aussi sur le coup !
Le constructeur aéronautique a testé en octobre 2012 une autre technologie de missile électromagnétique. Celle-ci permet de lancer un missile qui ne va pas faire de cratère, détruire les bâtiments ou faire des morts. Testé dans l'Utah, le missile électromagnétique qui envoie des micros ondes permet de désactiver tous les appareils électroniques d'un bâtiment : ordinateur, système de surveillance, alarmes et autres systèmes électroniques. Une bien belle technologie qui pourrait être fatale en cas de guerre. Imaginez juste deux secondes qu'un pays s'attaque aux points d'accès qui nous délivrent Internet...

Bonne nouvelle: faites expertiser votre maison!

mercredi 2 avril 2014, 15:24
Les téléphones portables, les antennes télé ou radio, les box wifi émettent autour de nous des ondes, 24 heures sur 24.
Depuis le 1er janvier, les Français peuvent faire mesurer leur exposition à ces ondes électromagnétiques, chez eux.
Une expertise professionnelle
Il suffit d'en faire la demande à l'Agence nationale des fréquences (ANFR), via un formulaire disponible sur le site service-public.fr adressé à une mairie ou à une association de défense de la nature. L'ANFR envoie ensuite à domicile un technicien d'un laboratoire agréé, car ces mesures nécessitent du matériel et une expertise professionnelle.
Ces mesures donnent des résultats détaillés qui permettent de savoir quelle source émet le plus d'ondes électromagnétiques, afin que les personnes inquiètes sachent de quoi se protéger, en éteignant une box wifi lorsqu'elle ne sert pas, par exemple.





www.josyanejoyce.com

Dangers du radon

lundi 31 mars 2014, 06:48
Maison contaminée au radon
Une famille a été évacuée, il y a quelques jours et relogée, en urgence d'une maison contaminée par ce gaz radioactif. Ce cas sans précédent met en lumière l'utilisation comme remblai de résidus de mines d'uranium au fil des ans. On cherche maintenant à les localiser.
Une famille évacuée, une maison qui sera peut-être rasée, d'autres habitants contactés pour que leurs enfants soient examinés par les médecins: "l'affaire" de la contamination au radon d'une maison de Bessines-sur-Gartempe, dans le Limousin, a tout d'une grande première. "Avec toutes les précautions d'usage, c'est visiblement exceptionnel", juge Jérôme Joly, le directeur général adjoint chargé de la radioprotection de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Le radon est un gaz radioactif émis par les roches, en particulier par le granit mais aussi par le grès et le schiste. Dès 1987, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a qualifié d'agent cancérogène en rapport avec le cancer du poumon. Il serait chaque année responsable de 5 % à 12 % des décès causés par le cancer du poumon en France.
Le radon 222 est le produit de la dégradation de l'uranium 238, présent à l'état naturel dans le sous-sol, comme d'autres substances radioactives telles que le thorium et le potassium. Cette radioactivité naturelle explique notamment l'élévation de température dans les couches profondes du sol, environ 3 °C tous les 100 mètres, en moyenne.
En remontant par le sol, le radon contamine l'air des habitations et s'y concentre. Le phénomène est bien connu dans le Limousin, où la Haute-Vienne et la Corrèze font partie des 31 départements classés à risque pour l'exposition au radon. Les Deux-Sèvres et les Hautes-Pyrénées appartiennent à la même catégorie, contrairement aux départements d'Aquitaine, de la Charente et de la Charente-Maritime, dont le sous-sol est principalement sédimentaire. Ce sont des campagnes de mesure effectuées dans les habitations à partir des années 1980 qui ont abouti vingt ans plus tard à la définition de cette liste de 31 départements.
"On pousse les gens à procéder à un dépistage à leur domicile lorsque ceux-ci habitent une commune à risque. C'est une affaire de quelques dizaines d'euros. Mais ne nous y trompons pas : le facteur principal du cancer du poumon, c'est le tabac !" avertit Jérôme Joly.
À Bessines-sur-Gartempe, la contamination radioactive de la maison ne s'explique pas par les seules causes naturelles. La Cogema, ancêtre d'Areva, y exploitait une mine d'uranium depuis 1976. Ce site minier, aujourd'hui à l'arrêt comme toutes les mines d'uranium de France, a une histoire plus ancienne encore. Selon la direction de la communication d'Areva, il était auparavant exploité par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et Pechiney.
Dans les années 1950 et 1960, il était d'usage d'utiliser comme remblai les stériles miniers, c'est-à-dire les roches déblayées pour accéder au gisement. Ces roches peuvent contenir du radium, le précurseur du radon. Il semble que des matériaux de ce type aient été déposés sur le terrain sur lequel a d'abord été érigée une station-service, en 1963, avant la maison concernée. Facteur aggravant, des sables qui étaient des résidus des traitements chimique et mécanique de dissociation de l'uranium auraient également été apportés au même endroit. "Une pratique déjà illégale à l'époque, ces résidus n'auraient pas dû sortir du site minier", précise-t-on chez Areva.
Ventiler les maisons
Selon l'enquête administrative diligentée, cette accumulation de matériaux radioactifs a contaminé l'air de la maison - dans des proportions non précisées -, qui était mal ventilée. "* Quel que soit le polluant, la qualité de l'air dans une maison dépend de sa ventilation. L'air extérieur est de meilleure qualité que l'air intérieur* ", rappelle-t-on à l'IRSN.

Y a-t-il une antenne relais près de chez vous ?

vendredi 13 décembre 2013, 15:19
Pour permettre à tous les citoyens français de connaître très précisément l'emplacement des antennes relais installées sur tout le territoire, y compris dans les plus petits villages isolés, ainsi que les résultats des mesures du champ électromagnétique à proximité des lieux d'habitation, l'Agence nationale des fréquences (ANFR), vient de lancer un nouveau site internet www.cartoradio.fr sur lequel figurent toutes ces informations.
La recherche est très simple: il suffit d'indiquer le nom de votre ville ou de votre village et votre adresse et une carte s'affiche indiquant très exactement les différents supports de ces antennes (pylône, mât, bâtiment, terrasse...), précisant à quels opérateurs elles appartiennent.
Quatre catégories d'installations radioélectriques sont représentées : celles de la téléphonie mobile, celles de la télévision, celles de la radio, et même celles des réseaux radioélectriques privés, radars météos....
En cliquant sur un support d'antenne, une liste des exploitants et des systèmes présents sur ce support s'affiche.
Sur la carte, l'ANFR propose également de connaître les résultats de mesures des niveaux de champ électromagnétique effectuées par des laboratoires accrédités.
Une application téléchargeable pour téléphones mobile est également disponible.


Un rapport sur les ondes prône la "modération des expositions" 

mercredi 11 décembre 2013, 16:19
Un rapport sur les ondes électromagnétiques, remis mardi à Matignon, recommande d'inscrire dans la loi "l'objectif de modération des expositions et les principes de l'information et de la concertation locale", ont annoncé les services du Premier ministre.

Le Pr Jean-François Girard, conseiller d'Etat, et Philippe Tourtelier, ancien député, ont remis leur rapport de mission sur "Le développement des usages mobiles et le principe de sobriété", selon un communiqué de Matignon.
Jean-Marc Ayrault les avait chargés en mai de faire ce rapport pour "élaborer des propositions sur les modalités d'une éventuelle inscription dans la loi d'un principe de sobriété en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques".
Selon Matignon, "la mission recommande d'inscrire dans la loi l'objectif de modération des expositions et les principes de l'information et de la concertation locale". "Dans la continuité des résultats des expérimentations du comité opérationnel sur les ondes de téléphonie mobile (Copic), rendus public en août 2013, le rapport recommande d'améliorer la procédure d'installation des antennes relais de téléphonie mobile en renforçant l'information et la concertation au niveau local", ajoute Matignon.
Le rapport invite par ailleurs les pouvoirs publics à "anticiper le déploiement de nouvelles technologies tant en matière de recherche qu'en matière d'impact sur l'exposition".
"Il préconise enfin une vigilance sanitaire renforcée en ce qui concerne l'exposition aux terminaux mobiles", en s'appuyant, selon Matignon, sur un autre rapport remis en octobre par l'Agence nationale sanitaire (Anses).
Ces propositions "contribueront à alimenter les travaux en cours, notamment l'examen par le Parlement de la proposition de loi relative à la sobriété, à la transparence et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques déposée à l'Assemblée nationale le 7 décembre", concluent les services de Jean-Marc Ayrault.
Un rapport récemment remis au gouvernement indiquait que sur 99% du territoire, le niveau d'exposition lié aux antennes n'était que de 2,7 volts par mètre. A comparer avec les quelques volts par mètre émis par un seul téléphone portable utilisé avec un kit mains libres, une exposition déjà divisée au moins par 10 par rapport à un appareil collé à l'oreille, selon l'Anses.

Les bracelets de cuivre et magnétiques ne soulagent pas de la polyarthrite 

Cliquez pour agrandir l'image mercredi 13 novembre 2013, 16:22
Une étude de l'Université de York a établi que les bracelets en cuivre ou les dragonnes magnétiques n'ont aucun effet véritable contre la douleur, contre les gonflements ou contre la progression de la polyarthrite rhumatoïde [1].

Cette étude randomisée et contrôlée contre placébo a étudié les effets des bracelets en cuivre et magnétiques sur la polyarthrite rhumatoïde. 70 patients souffrant de symptômes ont porté à tour de rôle quatre objets différents sur une période de cinq mois, en rapportant leur niveau de douleur, leur taux d'invalidité et les médicaments qu'ils ont pris sur la durée de l'étude. Les participants ont aussi fourni des échantillons de sang, après avoir porté chaque bracelet pendant cinq semaines, afin d'enregistrer les changements au niveau de l'inflammation.
La recherche a montré que les bracelets magnétiques et ceux en cuivre n'ont apporté aucun bénéfice thérapeutique par rapport aux bracelets placébo, qui n'étaient pas magnétiques et ne contenaient pas de cuivre.
Le Dr Stewart Richmond qui a dirigé cette recherche, déclare : "il est dommage que ces appareils n'apportent aucun bénéfice véritable. Ils sont si simples à utiliser et sont en général sans danger. Mais ce que nos résultats montrent c'est que les individus qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde pourraient faire des économies en évitant d'en acheter. Mieux vaut en cas de suspicion de polyarthrite rhumatoïde consulter son médecin afin de chercher un traitement médical efficace, plutôt que de croire en ces bracelets qui n'ont pas d'effet. Cela permettra certainement d'éviter d'aggraver les dommages aux articulations qui résulteraient d'une inflammation incontrôlée à long terme".
Le Dr Richmond suggère qu'il existe deux raisons principales qui font que les personnes qui portent ce bracelet déclarent ressentir des bénéfices : premièrement des bracelets comme ceux-ci produisent un effet placébo chez tous ceux qui y croient ; deuxièmement ceux qui commencent à en porter pendant une période de crise de douleur, puis quand leurs symptômes s'estompent naturellement avec le temps, font une confusion entre cette diminution normale de la douleur et un effet thérapeutique supposé du bracelet. La douleur varie grandement avec le temps dans la polyarthrite rhumatoïde, et la façon dont nous percevons la douleur peut être significativement modifiée par le pouvoir de l'esprit".
La magnétothérapie est souvent proposée pour gérer les douleurs chroniques, avec des ventes annuelles qui se comptent en millions d'euros pour des objets qui, pourtant, n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité. La pratique qui consiste à porter un bracelet en cuivre pour lutter contre les rhumatismes s'est popularisée dans les années 1970. Une étude du Dr Richmond en 2009 avait déjà réfuté l'utilité de ces bracelets contre l'arthrose. La présente étude élargit seulement le domaine de recherche précédent.
[1] Stewart J. Richmond, Shalmini Gunadasa, Martin Bland, Hugh MacPherson. Copper Bracelets and Magnetic Wrist Straps for Rheumatoid Arthritis – Analgesic and Anti-Inflammatory Effects : A Randomised Double-Blind Placebo Controlled Crossover Trial. PLoS ONE, 2013 ; 8 (9) : e71529 DOI : 10.1371/journal.pone.0071529

Il faudrait tripler le nombre d'antennes-relais pour mobiles afin de réduire les ondes

Cliquez pour agrandir l'image mardi 3 septembre 2013, 15:52
Lundi dernier, des simulations sur la réduction possible de la puissance des antenne-relais a été rendu aux ministères de l'Ecologie et de l'Economie numérique. Qu'en est-il précisément? Est-ce réellement dangereux pour la santé? Quelles sont les conclusions de ce rapport?

Un comité d'opérateurs, d'experts, d'élus et d'associations, a rendu ses conclusions lundi au gouvernement sur la réduction de l'exposition des Français aux ondes. Le rapport évoque les travaux qu'il conviendrait de réaliser  pour obtenir un abaissement de la puissance des antennes-relais tout en préservant la qualité de couverture.
Le résultat obtenu laisse pour le moins perplexe : pour réduire la puissance des antennes-relais, il faudrait en effet au moins tripler leur nombre sur les toits pour conserver la même qualité de téléphonie mobile ! Difficile à admettre pour les riverains sans cesse soucieux de son environnement, et pas uniquement" visuel".
Ainsi, au moins trois fois plus d'antennes seraient nécessaires à Paris XIVe, à Grenoble, à Lavelanet (Ariège) ou à Thiers (Puy-de-Dôme) et quatre fois plus à Grand-Champ (Morbihan), les cinq villes test sur lesquelles a porté l'étude. Selon le rapport, c'est à ce prix que les villes pourraient concilier" faible exposition" et" couverture satisfaisante".
En France, l'émission des équipements source d'ondes radios est réglementairement plafonnée entre 41 et 61 V/m (volt/mètre), un seuil qui protège des effets"thermiques" des ondes. L'association Robin des Toits défend la valeur limite de 0,6 V/m, estimant que des études ont mis en évidence des effets sanitaires au-dessus de ce niveau. Ce seuil"ne répond toutefois à aucune norme sanitaire ni scientifique", précise-t-on à l'Agence nationale des fréquences (ANFR).
Selon les simulations, l'abaissement de l'exposition à 0,6 V/m" s'accompagnerait d'une forte détérioration de la couverture réseau, en particulier à l'intérieur des bâtiments" (perte de 82% en intérieur à Paris XIVe par exemple). D'où la nécessité de multiplier les antennes pour maintenir la couverture.
L'état des lieux mené dans seize zones pilotes en France en 2010 et 2011, détaillé dans le rapport du comité remis aux ministres de l'Ecologie et de l'Economie numérique, révèle que" 90% des niveaux d'exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% à 2,7 V/m". Il n'inclut toutefois ni le réseau 3G de Free Mobile ni les réseaux 4G récemment ouverts au public mais souligne que le déploiement de la 4G" devrait s'accompagner d'une augmentation de l'exposition du public" aux ondes de l'ordre de 50%.
Dénonçant certains résultats" biaisés", l'association Robin des Toits, longtemps associée à ces travaux, a pris ses distances avec ces conclusions, estimant que" l'objectif poursuivi est de discréditer la valeur cible de 0,6 V/m".
Quant au ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, et la ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, ils ont prudemment appelé dans un communiqué à la poursuite des" réflexions en matière de radiofréquences". Ils ont souhaité que" ces travaux puissent (...) nourrir la mission" confiée à Jean-François Girard et Philippe Tourtelier" sur la sobriété en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques, et dont le rapport est attendu à la rentrée".
Le débat sur l'impact sanitaire des ondes émises par les antennes-relais, wifi, téléphones portables et autres équipements radio est encore loin d'être tranché. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé, en mai 2011, les ondes comme potentiellement cancérigènes mais les opérateurs de téléphonie s'appuient sur le dernier avis en date de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), en 2009, pour écarter tout danger. Cet avis doit être prochainement actualisé.
La France compte déjà près de 50 000 antennes-relais pour la téléphonie mobile, selon l'ANFR.

Lignes H.T. et cancers de l'enfant

lundi 15 juillet 2013, 15:10
Lignes haute tension et santé : un risque "non négligeable"'
L'étude britannique sur les lignes haute tension et les cas de leucémies chez l'enfant publiée en juin par des chercheurs de l'université d'Oxford a ouvert une "nouvelle époque" dans l'évaluation de ce risque, selon un responsable d'EDF-RTE, Jacques Lambrozo. "La surprise a été totale", a-t-il déclaré lors de rencontres parlementaires consacrées au thème "électromagnétisme et santé".
Portant sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie, cette étude a montré que le risque de leucémie augmente de 69 % pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes haute tension au moment de leur naissance et de 23 % pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres, a rappelé Gerald Draper, principal auteur de ces travaux.
Plusieurs explications ont été recherchées (particules ionisées sous l'effet des lignes haute tension qui seraient ensuite inhalées, peintures recouvrant les pylônes, utilisation d'herbicides...), car on ne savait pas expliquer l'effet des champs électromagnétiques à une distance supérieure à 200 mètres, a-t-il relevé. Cette étude ouvre, selon Jacques Lambrozo, une "troisième époque" dans l'évaluation du risque, rappelant aussi une "autre date importante" en 2000, lorsque d'autres travaux avaient montré que le risque de leucémie s'accroît chez l'enfant lorsque le champ magnétique est supérieur ou égal à 0,4 microtesla. Le risque augmente à partir d'une exposition de 0,2 microtesla et est multiplié par deux pour un niveau supérieur à 0,4 microtesla, sans que le rapport de cause à effet soit expliqué, ce qui a conduit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à classer les très basses fréquences comme "cancérogènes possibles", a rappelé son directeur Peter Boyle. Compte tenu du pourcentage d'enfants potentiellement exposés, "entre 200 et 2.000 cas de leucémies infantiles dans le monde entier seraient imputables aux champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence chaque année, sur les 11 millions de nouveaux cas de cancers recensés", a-t-il précisé.
En France, "deux à douze cas de leucémies" par an pourraient en résulter, a estimé Gilles Brücker, directeur de l'Institut de veille sanitaire (InVS), notant qu'il faudrait des enquêtes épidémiologiques "extrêmement larges" pour réussir à les déceler. Compte tenu de la population exposée, un risque "faible et difficile à cerner n'est pas pour autant négligeable", a-t-il reconnu, précisant qu'une étude était prévue sur vingt ans, sur 10.000 à 20.000 enfants de la conception à l'âge adulte.




Le WiFi pourrait nuire aux spermatozoïdes

Danger du portableVoir ici. Archives 1

   




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