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Les babyphones sont-ils nocifs pour le cerveau des bébés? 

Dangereux les babyphones?
Actuellement, nous sommes entourés d'ondes electro-magnétiques de toutes sortes et d'aucuns considèrent que ces champs électro-magnétiques peuvent avoir un impact sur la santé des individus.
La question est souvent évoquée avec les GSM mais on se la pose moins à propos des babyphones alors qu'elle concerne de jeunes enfants, potentiellement plus fragiles.
Ces dernières années, les modèles de babyphones sont devenus de plus en plus sophistiqués, intégrant désormais des caméras, des veilleuses ou encore des capteurs de température. Et pour des montants tout aussi variés, de 50 à 300 euros.
Pour simplifier, on distingue les babyphones selon deux classes d'appareils, l'analogique et le numérique. Avec la particularité que les appareils numériques auront la faculté de coder davantage d'informations, notamment la vidéo. Pour le reste , le principe est toujours le même, un émetteur et un récepteur. Entre les deux, des ondes electro-magnétiques dont la seule évocation suffit à créer la suspicion.
Les ondes des babyphones pourraient-elles se révéler toxiques?
Selon Pasquale Nardone, physicien à l'ULB, les ondes électro-magnétiques seraient beaucoup moins nocives que les rayons ultraviolets ! "Lorsqu'on a des rayons ultraviolets, on a des fréquences des milliards de fois plus élevées que les ondes radio. Dans le cas des fréquences radio, l'énergie est tellement faible que le seul résultat serait une agitation et une chaleur faible des molécules. Les micro-ondes ont des fréquences équivalentes aux babyphones." D'ailleurs, aucune étude scientifique n'a réussi à prouver, actuellement, la nocivité de ces babyphones. "Au niveau médical, on a jamais pu montrer qu'il y avait un quelconque danger pour la santé d'un être humain".
D'aucuns mettent également en garde la puissance de ces babyphones, pour Pasquale Nardone, le nombre de watts n'a strictement aucun impact sur la santé "Typiquement, ces petits émetteurs tournent autour de 10 milliwatts maximum. La puissance détermine uniquement la distance qui séparera l'émetteur du récepteur".
Un véritable débat existe autour de cette question et celui-ci dépasse la question de nocivité des babyphones. Ce débat englobe, de façon plus générale, les effets des ondes électromagnétiques sur les enfants qui y sont soumis de plus en plus tôt, bien souvent dès le tout début de la vie lorsqu'ils sont encore dans le ventre de leur mère. Or on sait qu'ils sont plus sensibles que les adultes de par leurs différences anatomiques (os du crâne plus fins) et morphologiques (cerveau en développement).
En France, cet été, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a publié un rapport à ce sujet reprenant toutes les études scientifiques publiées jusqu'à ce jour mais les conclusions ne sont toujours pas claires. Selon ce rapport, les donnée actuelles ne permettent pas de conclure à l'existence ou non d'effets chez l'enfant au niveau de différents systèmes comme le système reproducteur, immunitaire,... ni d'effets cancérogènes. Les seuls effets négatifs avérés portent sur les fonctions cognitives c'est à dire la mémoire, la concentration et sur le bien-être avec des enfants plus fatigués, plus anxieux.
De son côté, l'OMS ne s'avance pas non plus. Elle classe uniquement les ondes électro-magnétiques dans la catégorie des "agents peut-être cancérogènes pour l'homme" sans précision pour les enfants.
Pour les parents les plus prudents, il sera donc préférable d'éviter les babyphones numériques qui donnent au final des informations superflues, il faudra également veiller à placer l'appareil à minimum 1 mètre de la tête du nourrisson. Ils préféreront également utiliser des modèles dits "vox" qui se déclenchent uniquement à la voix et n'émettent pas en permanence.
Quant aux appareils électriques, éviter de les placer dans la chambre des enfants et limiter le plus possible l'accès aux smartphones, tablettes et autres jouets radio-commandés.

Y a-t-il une antenne relais près de chez vous ?

our permettre à tous les citoyens français de connaître très précisément l'emplacement des antennes relais installées sur tout le territoire, y compris dans les plus petits villages isolés, ainsi que les résultats des mesures du champ électromagnétique à proximité des lieux d'habitation, l'Agence nationale des fréquences (ANFR), vient de lancer un nouveau site internet www.cartoradio.fr sur lequel figurent toutes ces informations.

La recherche est très simple: il suffit d'indiquer le nom de votre ville ou de votre village et votre adresse et une carte s'affiche indiquant très exactement les différents supports de ces antennes (pylône, mât, bâtiment, terrasse...), précisant à quels opérateurs elles appartiennent.
Quatre catégories d'installations radioélectriques sont représentées : celles de la téléphonie mobile, celles de la télévision, celles de la radio, et même celles des réseaux radioélectriques privés, radars météos....
En cliquant sur un support d'antenne, une liste des exploitants et des systèmes présents sur ce support s'affiche.

Sur la carte, l'ANFR propose également de connaître les résultats de mesures des niveaux de champ électromagnétique effectuées par des laboratoires accrédités.
Une application téléchargeable pour téléphones mobile est également disponible.

IMPORTANT: rapport de l'Anses

L'Anses formule des recommandations pour limiter les expositions aux radiofréquences
Face au développement rapide des technologies sans fil, l'Anses formule des recommandations pour limiter les expositions aux radiofréquences, notamment des populations les plus vulnérables
L'Anses publie ce jour les résultats de l'évaluation des risques liés à l'exposition aux radiofréquences sur la base d'une revue de la littérature scientifique internationale, actualisant ainsi l'état des connaissances publié en 2009. Cette actualisation ne met pas en évidence d'effet sanitaire avéré et ne conduit pas à proposer de nouvelles valeurs limites d'exposition de la population. Elle pointe toutefois, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l'Homme ou chez l'animal.  Par ailleurs, certaines publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Compte tenu de ces éléments, dans un contexte de développement rapide des technologies et des usages, l'Anses recommande de limiter les expositions de la population aux radiofréquences – en particulier des téléphones mobiles -, notamment pour les enfants et les utilisateurs intensifs, et de maîtriser l'exposition générale résultant des antennes-relais. Elle va par ailleurs approfondir le travail concernant les électro-sensibles, en examinant plus spécifiquement toutes les données disponibles en France et à l'international sur ce sujet qui mérite une attention particulière.
Les radiofréquences constituent un objet de préoccupations sanitaires, environnementales et sociétales important depuis plusieurs années en France. D'une part, l'évolution des nouvelles technologies de communication sans-fil s'accompagne d'un changement permanent des signaux radioélectriques utilisés et de la nature des terminaux de communication. D'autre part, l'augmentation du nombre d'utilisateurs et des types d'usage conduit à une évolution rapide de l'exposition aux radiofréquences et à son accroissement potentiel.
Dans ce contexte, l'Anses a mis en place en 2011 un dispositif spécifique visant à répondre aux nombreuses questions posées en matière de sécurité sanitaire : la création, d'un groupe d'expertise pérenne sur la thématique " Radiofréquences et santé ", et l'installation d'une instance de dialogue réunissant les parties prenantes. Dans ce cadre, elle s'est auto-saisie pour mette à jour son état des lieux de 2009.
Aboutissement de deux années de travail, l'Anses publie aujourd'hui les résultats de l'évaluation des risques liés à l'exposition aux radiofréquences. Elle s'appuie sur la revue la plus large possible des études parues au plan international depuis 2009. La question de l'électro-hypersensibilité fera quant à elle l'objet d'une expertise spécifique qui démarrera dès la fin de cette année.
L'ensemble des effets sanitaires potentiels des radiofréquences, cancérogènes ou non, ont été étudiés et leurs niveaux de preuve classés, sur la base d'une méthode d'évaluation inspirée de celle du centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'OMS.
Les conclusions de l'évaluation des risques ne mettent pas en évidence d'effets sanitaires avérés. Certaines publications évoquent néanmoins une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables. Les conclusions de l'expertise sont donc en cohérence avec le classement des radiofréquences proposé par l'Organisation mondiale de la santé (CIRC) comme " cancérogène possible "  pour les utilisateurs intensifs des téléphones mobiles. Par ailleurs l'expertise fait apparaitre, avec des niveaux de preuve limités, différents effets biologiques chez l'Homme ou chez l'animal dont certains avaient déjà été rapportés en 2009 : ils peuvent concerner le sommeil, la fertilité mâle ou encore les performances cognitives. Des effets biologiques, correspondant à des changements généralement réversibles dans le fonctionnement interne de l'organisme, peuvent ainsi être observés, comme dans le cas d'expositions aux différents stimuli de la vie quotidienne. Néanmoins, les experts de l'Agence n'ont pu établir un lien de causalité entre les effets biologiques décrits sur des modèles cellulaires, animaux ou chez l'Homme et d'éventuels effets sanitaires qui en résulteraient.

Compte tenu de ces éléments, il n'apparaît pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer  de nouvelles valeurs limites d'exposition pour la population générale.
Toutefois, l'Agence note que l'évaluation des risques ne peut être conduite à ce jour pour différents effets potentiels en l'absence de données disponibles chez l'Homme ou chez l'animal et que l'impact potentiel des protocoles de communication mis en œuvre (2G, 3G, 4G) apparaît faiblement documenté.
L'Agence souligne également le développement massif des usages des radiofréquences dans les environnements extérieurs ou intérieurs, conduisant à une exposition subie grandissante  de la population.
Par ailleurs, si des travaux récents menés au niveau national montrent une exposition globale faible au regard des valeurs limites d'expositions actuellement utilisées pour les zones géographiques investiguées, ils témoignent néanmoins de l'existence de zones d'expositions notablement plus importantes, expositions qui pourraient être technologiquement réduites.
Dans ce contexte, même si les téléphones mobiles constituent la principale source d'exposition pour les utilisateurs, il apparaît que  les  expositions environnementales de la population générale et leurs variations temporelles devraient être mieux documentées.
Ainsi, pour limiter les expositions aux radiofréquences, notamment des populations les plus vulnérables l'Agence recommande :
  • pour les adultes utilisateurs intensifs de téléphone mobile (en mode conversation) : de recourir au kit main-libre et de façon plus générale, pour tous les utilisateurs, de privilégier l'acquisition de téléphones affichant les DAS[1] les plus faibles ;
  • de réduire l'exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone mobile ;
  • de poursuivre l'amélioration de la caractérisation de l'exposition du public dans les environnements extérieurs et intérieurs par la mise en œuvre de campagnes de mesure ;
.que le développement des nouvelles infrastructures de réseaux de téléphonie mobile fassent l'objet d'études préalables en matière de caractérisation des expositions et que les conséquences d'une éventuelle multiplication du nombre d'antennes-relais dans le but de réduire les niveaux d'exposition environnementaux fassent l'objet d'un examen approfondi
.de documenter les situations des installations existantes conduisant aux expositions les plus fortes du public et d'étudier dans quelle mesure ces expositions peuvent être techniquement réduites.
.que tous les dispositifs courants émetteurs de champs électromagnétiques destinés à être utilisés près du corps (téléphones DECT, tablettes tactiles, veille-bébé, etc.) fassent l'objet de l'affichage du niveau d'exposition maximal engendré (DAS par exemple), comme cela est déjà le cas pour les téléphones portables.
Enfin, afin de lever les différentes incertitudes qu'elle a identifiées lors de ce travail, et en complément des projets de recherche d'ores et déjà engagés dans le cadre du programme national de recherche en santé environnement travail, l'Agence formule également une série de recommandations de recherche.





Quel est le danger des ondes type téléphonie mobile ?

ondes des portables, www.on2nocives.com
Dans la famille technique de la téléphonie mobile, du Wifi, du Bluetooth et des téléphones DECT, la structure physique de l'émission est triple :
1/ une hyperfréquence, ou micro-onde,
2/ une gamme d'extrêmement basses fréquences,
3/ une multipulsation chaotique, c'est-à-dire sans résonance de rythmes
Les micro-ondes et les très basses fréquences présentent une toxicité (par la production de protéines de stress et par résonance avec les fréquences cérébrales) mais la plus forte est celle des saccades : là, le désordre a la forme de "micromitrailleuses" électromagnétiques.
Cela suffit non seulement pour désorganiser les processus physiologiques mais même pour décomposer des structures biochimiques.
Ce désordre est cause d'agressions physiologiques primaires, dont 4 principales :
La perte d'étanchéité de la barrière sang-cerveau (hémato-encéphalique),
La perturbation de production de la mélatonine et de l'acétylcholine,
La déstabilisation des régulations membranaires,
Les dommages génétiques.
Elles engendrent à leur tour les pathologies spécifiques de l'exposition du vivant aux hyperfréquences pulsées.

Limiter l'exposition

Recommandations du CRIIREM
1. Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans. La croissance de leur organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques, ceux des mobiles inclus. Et plus l'exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes. L'accès à un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d'urgence par exemple.
2. Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d'une femme enceinte (l'eau du placenta et les cellules de l'embryon sont très sensibles à l'énergie dégagée par le portable) ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre, afin de limiter le risque d'interférence électromagnétique.
3. Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse possible, de préférence toujours inférieure à 0,7 W/kg (cf. Top Das ).
4. Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son coeur, l'aisselle ou la hanche, près des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.
5. Toujours utiliser le kit piéton livré avec votre téléphone afin d'éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférer toujours l'oreillette « filaire » à tout autre gadget sans fil.
6. Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 appels par jour par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes pour chacun. Respecter un temps moyen de 1h30 entre chaque appel.
7. Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : dès que votre écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2.
8. Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller, etc.
9. Ne pas téléphoner en voiture, même à l'arrêt, ou dans tout autre infrastructure métallique. Un effet dit de "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête.
10. Eloigner le mobile de vous et le maintenir à la verticale le temps de joindre votre correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé.
11. Ne pas oublier : en public, vos voisins subissent le rayonnement émis par votre téléphone. S'éloigner permet d'éviter leur exposition passive.
12. La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50 cm de votre tête. Toujours l'éteindre pour limiter son rayonnement et celui de l'antenne relais avec laquelle il communique (riverains exposés 24h/24).
Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques
Association 1901 N° 0723011863 – 11 rue Edith Piaf – 72 000 Le Mans



Cliquez pour agrandir l'imageDes indicateurs d'exposition aux ondes sur tous les portables
Les ministères de la Santé et de l'Environnement viennent d'adopter un décret obligeant les vendeurs en téléphonie mobile à indiquer, sur leurs lieux de vente et publicités, la quantité d'énergie absorbée par le cerveau (DAS) pour chaque téléphone portable .Une mesure destinée à rassurer les consommateurs?
Le niveau d'exposition aux ondes sur chaque appareil
Les téléphones portables ont-ils un impact sur la santé de leurs utilisateurs ? Alors que les technologies sans fil gagnent du terrain, la question ne cesse de faire l'objet de débats et de décisions de justice. Les recherches sur la nocivité des ondes émises par les téléphones portables et leurs risques à long et moyen terme n'en sont qu'à leurs prémisses. Pourtant, les ministères de la Santé et de l'Environnement viennent de décréter que les opérateurs et vendeurs de téléphonie mobile devront, dès le mois d'avril prochain, afficher clairement le niveau de rayonnement électromagnétique sur chaque appareil mis en vente.
Cette mesure, issue du Grenelle des ondes d'avril 2009, est déjà respectée par bon nombre d'opérateurs qui indiquent de leur propre initiative le niveau des émissions sur leurs produits. Ce "principe de précaution" volera-t-il la vedette aux prix, fonctionnalités et design qui sont les principaux critères d'achat dans le domaine?

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

Les risques des antennes de téléphonie mobile
Mise au point -  Bull. Acad. Natle Méd, 2009, Tome 193, No 3, p 781-785
Le 16 février 2009, un opérateur de téléphonie mobile a été condamné par le Tribunal de grande instance de Carpentras à démonter une antenne-relais à Châteauneuf-du-Pape ; le 4 février 2009, un autre opérateur de téléphonie mobile avait été condamné par la Cour d'appel de Versailles à démonter une antenne à Tassin-la-demi-lune. Dans les deux cas, la justice a tranché en faveur des particuliers, au nom du principe de précaution
L'Académie nationale de Médecine rappelle les données scientifiques suivantes :
Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes.
On ne connaît aucun mécanisme par lequel les champs électromagnétiques dans cette gamme d'énergie et de fréquence pourraient avoir un effet négatif sur la santé. L'OMS[1] et le Scenihr[2] se sont prononcés unanimement sur l'absence de risque de ces antennes.        A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n'a été identifié. C'est pourquoi la quasi-totalité des études sur l'électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.
L'angoisse ou la phobie en présence d'émetteurs de champs électromagnétiques peuvent être réelles et justifier une prise en charge adaptée. Mais l'Académie déplore que ces troubles, pouvant entraîner de graves handicaps sociaux, soient utilisés à des fins contestables au détriment des intéressés. En revanche, elles rappellent que les téléphones mobiles, et donc les antennes, permettent de sauver chaque année des centaines de vies humaines.
L'Académie nationale de Médecine s'étonne: 
.qu'une décision de justice ait pu ne retenir, parmi l'ensemble des études disponibles sur le sujet, que celles allant dans le sens du plaignant. Par exemple le rapport BioInitiative, pourtant récusé par des autorités légitimes en la matière comme le Health Council des Pays Bas [3] ;
.que l'arrêt de la Cour d'Appel de Versailles puisse s'appuyer sur une erreur scientifique manifeste en prenant en compte le « risque démontré » de champs d'extrêmement basse fréquence émis par ces antennes. En réalité, d'une part les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence ; d'autre part, le risque d'exposition aux champs d'extrêmement basses fréquences n'est pas considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme démontré.
L'Académie nationale de Médecine s'inquiète pour la santé publique:
La prééminence du "ressenti" du plaignant, si elle fait jurisprudence, remet en cause les fondements mêmes de l'expertise scientifique et médicale, au risque de laisser la porte ouverte à des décisions lourdes de conséquences en matière de santé publique.
Une telle utilisation dévoyée du principe de précaution[4] risque de conduire à une quête illusoire du "risque zéro", source d'erreurs, de retards et de dysfonctionnements du système de santé.
L'Académie nationale de Médecine renouvelle sa mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution. Elle recommande en conséquence que ce soit au législateur de préciser les modalités de son application, en particulier en ce qui concerne le développement des nouvelles technologies.
L'Académie nationale de Médecine, l'Académie des Sciences et l'Académie des Technologies ont mis en place un groupe de travail pour examiner les questions que pose cette actualité judiciaire.

Annexe
1.  Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables : être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes. »
Ces valeurs, données comme ordre de grandeur, sont fondées sur une estimation des DAS (Débit d'Absorption Spécifique) moyens au niveau la tête.
Pour les stations de base :
Dans la zone d'émission d'une station de base où le champ électrique serait 1 V/m, l'éclairement énergétique (ou densité de puissance surfacique) est de 1 x 1 / 377 # 2,65 x 10-3 W/m2 = 2,65 mW/m2
L'aire de projection d'un adulte de 70 kg étant d'environ 0,55 m2, il en résulte sur l'ensemble du corps (et en particulier la tête) un flux énergétique de 1,46 mW dont la moitié est absorbé, ce qui représente un DAS moyen de 1,46 * 0,5 / 70 # 0,01 mW/kg.
Pour un champ électrique x, cette valeur du DAS moyen de 0,01 mW/kg, proportionnelle à l'éclairement énergétique donc au carré du champ électrique, est à multiplier par x2.
L'étendue des valeurs mesurées pour les stations de base n'est pas connue avec précision, mais on dispose des données suivantes :
1. Dans le rapport au DGS de Denis ZMIROU du 16/1/2001, les mesures rapportées de l'éclairement énergétique par France Télécom sont de deux types : celles proches des antennes (page 29) ne concernent pas des lieux de vie, mais des lieux de passage ou de travail sur les antennes ; celles dans des lieux publics (p 30) pour la bande de fréquences GSM 900 vont de 0,72 à 0,0056 mW/m2 (rapport 0,27 et 0,002 avec notre estimation ci-dessus) et de 0,13 à 0,018 pour la bande DCS 1800 (rapport 0,05 et 0,007).
2. Le rapport ZMIROU cite (p 30-31) une enquête de Bouygues Télécom conduite sur 100 écoles maternelles et élémentaires parisiennes qui montre des valeurs de quelques % à 1/100.000 du niveau de référence de 41 V/m pour le GSM 900 et de 1/10.000 à 1/1.000.000 du niveau de référence de 58 V/m pour le GSM 1800. Dans les cours (de récréation), la valeur la plus élevée était de 0,002 V/m.
3. Le rapport ZMIROU cite une étude du NRPB 2000 conduite au Royaume Uni avec 118 mesures d'éclairement énergétique qui vont de 10 µW/m2 à 1 mW/m2 à l'extérieur et de 10 µW/m2 à 1 mW/m2 à l'intérieur. Il est à noter que ces valeurs mesurées ont été comparées aux résultats d'une modélisation, avec des différences importantes.
4. Le rapport ZMIROU cite une étude conduite en Autriche avec 202 mesures et qui montre une valeur maximale de 2,24 V/m soit un DAS moyen d'environ 0,05 W/kg.
5. Une synthèse 2007 des quelque 2000 mesures annuelles effectuées par des laboratoires accrédités a été publiée par l'Agence Nationale des Fréquences. (http://www.anfr.fr/pages/sante/synthese07.pdf). La moyenne pour le GSM 900 est de 0,7 V/m ; les valeurs minimales et maximales rencontrées ne sont pas indiquées, mais il est noté que 97% des mesures sont inférieures à 10% de la norme, donc à 4,1 V/m, ce qui correspond approximativement à un DAS de 0,16 mW/kg.
Pour les portables :
Le DAS moyen au niveau de la tête est de l'ordre de 30 mW/kg.
Ces données montrent que la valeur la plus élevée que nous avons trouvée pour les antennes (0,16 mW/kg) est environ 180 fois plus faible que celle correspondant aux téléphones portables. Nous avons pris la valeur 100 car nous ne visions qu'un ordre de grandeur ; un rapport 100 correspondrait à un champ électrique de 5,6 V/m pour l'antenne.
Pour la valeur la plus faible, il était difficile de choisir car certaines mesures rapportées ont été probablement conduites assez loin d'une antenne relais et la précision des mesures n'est pas toujours connue. « 100.000 fois plus faible qu'un portable » correspond à un champ électrique de 0,17 V/m. Certaines mesures sont bien inférieures, mais elles ne sont peut-être pas représentatives des habitations proches des antennes.
2. A ce jour, aucun système sensoriel humain permettant de percevoir ce type de champ n'a été identifié. C'est pourquoi la quasi-totalité des études sur l'électro-hypersensibilité ont montré que les sujets concernés, bien que manifestant des troubles variés en présence de dispositifs émetteurs de champs électromagnétiques, sont incapables de reconnaître si ces dispositifs sont actifs ou non.
Les études conduites en double aveugle sur des personnes se disant électro-hypersensibles n'ont pas montré de lien reproductible entre les troubles rapportés et la présence ou non d'un champ électromagnétique. On peut consulter sur ce sujet :
Rubin GJ, Das Munshi J, Wessely S. Electromagnetic hypersensitivity: a systematic review of provocation studies. Psychosom Med. 2005 Mar-Apr; 67(2):224-32.
Röösli M. Radiofrequency electromagnetic field exposure and non-specific symptoms of ill health: A systematic review. Environmental Research 107 (2008) 277–287
Expertise collective 2009 de l'AFSSET sur les radiofréquences, page 308 :
Depuis 2005, aucun auteur n'a contesté la réalité du vécu des personnes qui attribuent leurs problèmes de santé à une exposition à des ondes radiofréquences. Mais, aucun n'a apporté la preuve d'une relation de causalité entre cette exposition et l'EHS (électrohypersensibilité).
3. ... le rapport BioInitiative, pourtant récusé par des autorités légitimes en la matière comme le Health Council des Pays Bas
D'autres instances scientifiques internationales et nationales se sont prononcées sur le rapport BioInitiative; par exemple :
Le réseau EMF-Net, programme européen de recherche et de développement technologique :
http://www.izmf.de/download/archiv/EMF-Net-Bioinitiative-608.pdf
L'Office Fédéral Allemand de Radioprotection :
http://www.emf-forschungsprogramm.de/int_forschung/wirk_mensch_tier/Synopse_EMFStudien_2008.pdf
En Irlande, le Department of Communications Marine and Natural Resources :
http://www.dcenr.gov.ie/NR/rdonlyres/9857119F-CE1A-443F-9F17-44BB299D6FE6/0/ReportoftheExpertGroupontheHealthEffectsofElectromagneticFields2006.pdf
4. Les antennes de téléphonie mobile émettent exclusivement en haute fréquence
Ce point est rappelé dans l'expertise collective 2009 de l'AFSSET sur les radiofréquences, page 21 :
à la demande du groupe de travail, des mesures en très basses fréquences ont été réalisées au voisinage d'antennes de station de base. Il ressort de ces mesures que les émetteurs radiofréquences et notamment les antennes des stations de base de téléphonie mobile n'émettent pas de rayonnements extrêmement basses fréquences de quelques dizaines de Hertz. Ce résultat est conforme aux caractéristiques de rayonnement attendues de ces antennes. Les seuls rayonnements en basses fréquences mesurables proviennent de l'alimentation de l'émetteur (courant du secteur à 50 Hz ou batterie du téléphone). Le découpage temporel du signal (cas du GSM) ne peut pas être assimilé au rayonnement d'un champ électromagnétique en très basses fréquences.
5. Le risque d'exposition aux champs d'extrêmement basses fréquences n'est pas considéré par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme démontré".
Le rapport du CIRC sur les champs électromagntiques d'extrêmement basse fréquence, paru en 2002 classe ces champs en B2 (possiblement cancérigènes) :
IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans, Volume 80 (2002), Non-Ionizing Radiation, Part 1: Static and Extremely Low-Frequency (ELF) Electric and Magnetic Fields. URL: http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol80/mono80.pdf
6. L'OMS[1] et le Scenihr[2] se sont prononcés unanimement sur l'absence de risque de ces antennes.
La référence [2] peut également être consultée à l'adresse suivante :
http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/scenihr_o_022.pdf




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